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Nationale

Marche à Béjaïa pour la libération d’Issad Rebrab

Marche à Béjaïa pour la libération d’Issad Rebrab

La mise en détention provisoire à la prison d‘El Harrach du président-directeur général du groupe Cevital, Issad Rebrab, par le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed à Alger a provoqué ce merdi 23 avril une grande émotion chez les travailleurs du complexe agroalimentaire de l’investisseur à Béjaïa. Ces derniers ont réagi par une marche de soutien et de solidarité à l’homme d’affaires qui est poursuivi, selon des médias, dans une affaire d’importation d’équipements en faveur d’un projet d’usine de purification d’eau dénommé EvCon Industry. Selon les médias, le milliardaire algérien aurait été arrêté pour les chefs d’accusation de « fausse déclaration relative aux transferts illicites de capitaux vers l’étranger, surfacturation d’équipements importés et importation de matériels d’occasion alors qu’il avait bénéficié d’avantages douaniers, fiscaux et bancaires ».
Les travailleurs du groupe ont exigé « la libération immédiate de l’homme d’affaires qui », selon eux, est « injustement incarcéré ». Ils ont marché depuis le complexe situé à l’arrière-port de Béjaïa jusqu’à la cour de justice. Ils ont arboré des portraits du patron de Cevital, des banderoles et des pancartes sur lesquelles étaient portées des revendications pour « la libération immédiate » de ce dernier. Pour eux, « son arrestation est une machination orchestrée par le pouvoir pour faire diversion autour des revendications du mouvement populaire qui exige résolument le départ du régime et des deux « B » restants ». « Libérez Rebrab, Assa Azeka Cevital Yella Yella », « Pouvoir assassin », « Pouvoir dégage », « Ulac Smah Ulac ». Mourad Bouzidi, un travailleur et membre du comité de soutien de Rebrab, déclarait sur les réseaux sociaux : « Ce n’est pas M. Rebrab seulement qui est visé à travers cette détention, mais toute la Kabylie et toute l’Algérie ». Et d’ajouter : « Aujourd’hui j’ai honte pour mon pays et cette arrestation ressemble à celle de feu Aït Ahmed en 1963 ». M. Bouzidi poursuit : « Les décideurs du moment veulent diviser le mouvement populaire et la révolution en marche du peuple algérien pour révoquer le régime politique totalitaire et ils cherchent à tout prix à réinstaller le régionalisme chez les Algériens afin d’étouffer la voix du peuple qui ne veut plus d’eux ». Mourad Bouzidi dira encore : « M. Rebrab a investi tout son argent ici en Algérie ; c’est le seul investisseur qui a rendu son honneur à l’Algérie au niveau international ». « M. Rebrab a créé 18 000 postes d’emploi et il est en passe de créer plus de 30 000 autres et à moyen terme il compte en créer un million à travers ses investissements ». Pour lui, « l’heure est grave ; car ils cherchent à diviser la révolte populaire qui demande le départ du régime et de ses symboles et chacun doit parler et réagir et celui qui se tait en ces moments est complice, car ils veulent casser l’Algérie qui produit ». M. Bouzidi a ajouté : « Les médias ont condamné Rebrab avant même que la justice ne se prononce et cela est grave et nous ne l’oublierons jamais ».
Au sujet de son matériel bloqué ; il rappelle que « la justice a demandé à deux reprises à la douane de libérer les équipements en litige ». « Si des ailes du pouvoir veulent régler leurs comptes, la Kabylie ne doit pas être la chair à canon », dit-il. Il faut noter que les citoyens voient à travers cette affaire des règlements de comptes car les vrais corrompus sont toujours libres.
D’autres estiment que c’est une tentative de deviser le mouvement pour maquiller l’échec de l’organisation de l’élection présidentielle du 04 juillet prochain rejetée par tout le monde ». Notons que des milliers d’étudiants ont marché hier depuis le campus de Targa Ouzemour jusqu’au siège de la wilaya. Les étudiants ont réclamé en force le départ du régime et de ses symboles et l’instauration d‘une 2e République ».
N. Bensalem

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