-- -- -- / -- -- --
Culture

Marathon de l’imaginaire

Marathon de l’imaginaire

Placée sous le thème « La paix contée dès l’enfance », la neuvième édition du Festival interculturel des contes est inaugurée ce lundi 16 mars, au siège de l’APC d’Oran, avant que les artistes conteurs n’assurent leur première représentation.

Cette nouvelle édition du festival du conte sera animée par un grand nombre de conteurs de Tunisie, d’Egypte, du Congo, de France, d’Italie, de Suisse et de plusieurs villes d’Algérie. Ils présenteront leurs œuvres respectives en appelant au respect des valeurs de la paix, de la tolérance, et en dénonçant la violence sous toutes ses formes, selon l’organisateur, l’Association pour la promotion de la lecture enfantine

Le Petit Lecteur d’Oran. Durant ce festival, le public pourra apprécier des contes puisés du patrimoine universel qui sera narré en arabe, en tamazight, en français, en espagnol et en italien. La cérémonie d’ouverture sera précédée de la programmation de séances du conte au profit d’étudiants d’une école de langues. Le conteur suisse Pierre Rozat et la française Kahina Bari ont présenté des œuvres qui ont captivé l’auditoire.

Ces contes, issus du patrimoine universel, relatent dans un style poétique et imagé le vécu quotidien de ces artistes. Le conteur Pierre Rozat sera associé à l’artiste peintre Fouzia Menouar dans l’atelier Un conte en couleurs, l’objectif étant de traduire un conte en un tableau d’art. Aussi, les organisateurs affirment que ce festival est une opportunité pour (re)découvrir des contes qui ont résisté aux aléas du temps et transmis de génération en génération, occupant une bonne place dans le patrimoine immatériel des peuples.

Djamila Hamitou s’inspire des contes de la région du Sersou à Tiaret et redonne vie et une « nouvelle jeunesse » à toutes les histoires qui ont occupé l’imaginaire de générations entières. Cette conteuse animera, en compagnie de ses homologues d’Italie et de France, des séances du conte sous le générique « Histoires de femmes ».

Il sera alors question des rêves, des aspirations, des préoccupations, de cris du cœur et de coups de gueule de celle que la poétesse qualifie de « l’avenir de l’homme ». Interrogé sur l’importance de cette manifestation, le conteur congolais Serge Caya a valorisé les efforts de l’association Le Petit Lecteur, initiatrice du festival, « en dépit de la diversité des langues utilisés dans la narration, le conte populaire reste un récit véhiculant un message éducatif, des références historiques et un patrimoine séculaire.

C’est une composante de la mémoire collective. Sans conte et sans histoire à raconter, l’homme est amputé de son imaginaire ». De son côté, Jorus Mabiala du Congo qui n’a raté aucune édition de ce festival depuis sa création en 2007, se positionne plutôt en Africain, affirmant que « j’ai toujours souhaité faire profiter mon pays de l’expérience et des connaissances acquises en France afin d’apporter ma contribution au progrès qui doit nécessairement être accompli ».

Avec ce conteur infatigable et ses pairs, les histoires partent en voyage dans toute la ville d’Oran, soit une trentaine d’espaces : des établissements scolaires, des centres culturels, le Théâtre régional Abdelkader-Alloula, le parc Ibn Badis de Hai Sidi Houari, le conservatoire et même le tramway. Elles débarqueront aussi au Théâtre régional Kateb-Yacine de Sidi Bel Abbès au profit des petits et des grands qui vont vivre ou revivre ensemble Les mille et une nuit, Kalila wa Dimna, le facétieux Djoha personnage universel, l’Afrique, les Grimm, Taos Amrouche, Nacer Khémir et bien d’autres. Un marathon de l’inter culturalité qui s’achèvera par une balade contée, au jardin d’Oran La promenade Ibn Badis.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email