Marathon de courts-métrages: « Sahra Gessra cinématographique » à l’IFA
L’Institut français d’Alger organise le 10 avril prochain un marathon de courts-métrages, sous le thème « Nuit Ramadanesque », en présence des réalisateurs et acteurs, pour une « sahra Gessra cinématographique », indique un communiqué de l’organisme culturel français.
La soirée comportera la projection du court métrage « Achewiq, le chant des femmes courages » (2022) réalisé par Elina Kastler. Durant plus de 16 minutes, le public assistera à une Kabylie incendiée. Le film montre des lambeaux d’oliviers brûlés surplombent les montagnes. Au milieu de ces ravages, des femmes chantent. Leur chant ancestral, achewiq, sublime les souffrances. Avec simplicité, le quotidien des femmes de Sahel se dévoile : au travers du rire et de la joie, elles parviennent à surmonter toutes ces peines. Les cendres de la terre brûlée vont devenir des germes à fleurir.
L’IFA projettera également le film #31# (2021) de Ghyzlène Boukaïla. Il relate une histoire qui se déroule au large d’un monde en reconstruction, d’un monde fissuré par les foudres et par des frontières illusoires, des larmes sanglantes nous parviennent de sources cryptées. Ces murmures sonnent comme des alertes. Une nouvelle sous forme de code parvient à s’énoncer. Cheikh Morad Djadja doit se rendre à ce taxiphone pour y laisser son propre message vocal, masqué.
Le public assistera également à la projection de « Déboussolé » (2023) réalisé par Youcef Mansour. Ce court métrage met en lumière Brahim et Karim, deux amis d’enfance, qui ont planifié de fuir l’Algérie, mais depuis les manifestations populaires les choses ont pris une tournure différente.
Le film « Djamila Fi Zaman el Hirak » (2016) réalisé par Abderrahmane Harrat sera également sur l’écran de l’IFA. Ce dernier relate avec l’avènement du mouvement populaire algérien « Hirak », le vent du changement est venu, le film documentaire raconte l’histoire de Djamila, une femme algérienne «SDF », et la réalité de sa souffrance quotidienne et sa tragédie après qu’elle s’est retrouvée dans la rue, Djamila retrouve dans le « Hirak », un espoir pour faire entendre sa voix.
L’autre film prévu est « Toute La Nuit » (2021) de Fayçal Hammoum. Il raconte l’histoire de Louisa qui apparaît à la sortie d’une gare du centre-ville à la tombée de la nuit sur Alger. Elle marche, en placardant des avis de recherche. Elle plonge, fantomatique, dans l’obscurité de la ville. Commence alors dans les ruelles de la capitale une longue nuit d’errance.