Manipulations et mensonges de l’Occident : L’impératif d’une multipolarité stratégique et morale – Le Jeune Indépendant
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Monde

Manipulations et mensonges de l’Occident : L’impératif d’une multipolarité stratégique et morale

Manipulations et mensonges de l’Occident : L’impératif d’une multipolarité stratégique et morale
La Cour pénale internationale.

Quand la politique des deux poids, deux mesures prend le dessus sur la morale, l’équité et la justice, le dérèglement du monde est garanti.

Une dérive à la faveur des puissants de l’heure ou de ceux qui ont mis en place les normes consacrant la loi du plus fort ! C’est une pratique dans laquelle l’Occident intégral excelle. L’histoire a démontré que les manipulations occidentales ont dépassés tout entendement lorsqu’il s’agit de leurs intérêts et de fabriquer les preuves pour accabler les adversaires des intérêts de l’Occident. Du Vietnam à la Côte d’Ivoire, en passant par la Yougoslavie, l’Irak, la Libye et l’Afghanistan, la liste des pays victimes des deux poids, deux mesures est bien longue.

L’exemple de la Cour pénale internationale est éloquent. Erigée en instrument ultime de pression et de répression, la CPI est l’outil avec lequel l’Occident détourne toute la légalité des institutions issues de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Manipulée politiquement par les Etats-Unis, ses alliés et les pays de l’Otan, la Cour pénale internationale est désormais le cheval de Troie qui permet de détruire le système de droit international fruit de l’évolution du système des Nations unies.

Cette fuite en avant occidentale est d’autant plus flagrante aujourd’hui qu’elle focalise tous ses efforts pour discréditer la Russie et ses institutions (président, gouvernement, armée) à la faveur de l’opération spéciale russe en Ukraine. Le culot des pays occidentaux n’a d’égal que l’étendue des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qu’ils ont commis dans différents pays. La liste est très longue : Vietnam, Cambodge, Nicaragua, Panama, Yougoslavie, Irak, Afghanistan, Somalie, Côte d’Ivoire, Libye, Yémen, Syrie et Palestine avec sans doute des omissions par rapport aux opérations secrètes dans de très nombreux pays.

Le cynisme occidental est poussé à son paroxysme lorsqu’il s’agit d’acculer les autres et se dédouaner de ses propres crimes ! Ce mode opératoire est classique dans la mesure où l’Occident intégral cultive le mythe de sa supériorité stratégique et surtout morale. Sauf que la dynamique historique actuelle accentuée par l’opération spéciale russe en Ukraine est annonciatrice d’un déclin occidental, lent certes mais inéluctable et matérialisé par une dédollarisation croissante et la quête de nouvelles valeurs et normes autres que celles engendrées par l’ordre de Yalta post-1945.

D’ailleurs, les observateurs estiment que le moment russe en Ukraine ouvre la voie à une alternative à l’hyperpuissance américaine et à son corolaire impérialiste financier et compradore pratiqué par les alliés européens des Etats-Unis. Justement, les trois siècles de domination occidentale du monde ont grandement hypothéqué les possibilités de développement des pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, ce qui est aujourd’hui qualifiés de Sud global.  

Le comble, c’est que les Occidentaux feignent oublier d’inscrire leurs crimes à l’agenda de la CPI, mais s’empressent à inscrire les crimes qu’ils imputent aux Saddam Hussein, Slobodan Milosevic, Mouammar Kadhafi, Manuel Noriega ou Vladimir Poutine. 

Ceci expliquant cela, les récits médiatiques des Occidentaux a toujours eu tendance à diaboliser au maximum l’adversaire, l’ennemi du jour. Hier c’était Saddam Hussein qui était qualifié d’être le nouvel Hitler, aujourd’hui c’est le tour de Vladimir Poutine d’être mis au pilori avec en prime un pseudo mandat d’arrêt international délivré par les soins douteux d’une Cour pénale internationale inféodée aux intérêts occidentaux.

Le deuxième pendant de la stratégie médiatique après la diabolisation du président russe est de discréditer les Russes en tant que peuple, d’institutions et de civilisation qui aspire à autonomiser leur décision et de bâtir un système multipolaire plus juste aux côtés d’autres pays-civilisations à l’instar de la Chine et du monde musulman et quelques pays africains.  

C’est d’ailleurs l’architecture du monde de demain, un monde post-occidental qui se dessine à la lumière des grands ensembles qui voient le jour depuis quelques années et se posent en alternatives à l’impasse dans laquelle l’Occident a enchâssé le monde. Les BRICS+ et l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) sont les modèles les plus aboutis de ces alternatives à l’après-empire.

Le principe de non-alignement et la neutralité positive de nombreux pays à l’occasion de la crise en Ukraine sont autant de positions à capitaliser afin de bâtir un monde plus juste, diversifié et où l’instrumentalisation des institutions onusiennes n’aura plus cours.

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