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Nationale

Manifestations du 11 décembre 1960 : Un pas de géant vers l’indépendance

Manifestations du 11 décembre 1960 : Un pas de géant vers l’indépendance

Cette année nous commémorons le 59° anniversaire des manifestations du 11 décembre 1960. Jamais un soulèvement populaire du peuple algérien d’une telle ampleur n’a pesé autant sur la libération du pays du colonialisme.

Ce fut un soulèvement populaire soudain et spontanée. C’était comme un cri de détresse après six années d’une guerre meurtrière où le colon ne semblait pas prêt à lâcher prise. Il fallait un grand coup d’éclat pour le convaincre définitivement de la ferme détermination du peuple algérien à accéder à sa souveraineté. Il faut dire que jusqu’à cette date, le 11 décembre 1960, la guerre de libération nationale, aussi héroïque fût-elle, s’est trouvée dans une impasse. L’ennemi était triomphant sur le plan de la lutte armée. Le général de Gaulle, arrivé au pouvoir en 1958, a déclaré une offensive militaire totale dans les maquis. C’est sous son autorité qu’ont eu lieu les opérations les plus meurtrières de la guerre de libération nationale.

Il n’a pas hésité pour parvenir à ses fins à utiliser non seulement l’ensemble de ses forces armées comptant au moins 500 000 hommes, mais aussi il a fait appel, d’une manière illégitime, aux forces de l’OTAN. Avec une telle puissance de feu le colonialisme ne pouvait que pavoiser, étant donné sa victoire dans les maquis où les moudjahidine, largement décimés par cette formidable armada, n’avaient plus l’avantage sur le terrain. Cela d’autant plus que les combattants algériens n’avaient plus la possibilité d’être aidés par les populations. Celles ci étaient massivement et avec force déplacées vers des camps puissamment fermés par des barbelés et où, les territoires ainsi désertés devenaient des zones interdites, abattant tout ce qui bouge. De Gaulle a fermé les frontières est et ouest de l’Algérie, empêchant l’ALN de s’approvisionner en armes. Ainsi, en 1960, on ne pouvait plus parler d’exploits militaires de l’ALN. C’est le peuple sorti en masse dans les rues qui a été la seule alternative pour continuer le combat libérateur. Les marches étaient interdites par l’administration coloniale et il fallait s’attendre à des répressions féroces et impitoyables. Ce fut le cas.

Bravant héroïquement ces interdits, la population s’et fait sauvagement réprimer par des centaines de policiers, équipés en armes lourdes, ne faisant aucune différence entre femmes, vieillards et enfants. La rage des policiers c’était de voir l’emblème national largement déployé. Ce fut un carnage. Les Algériens le savaient, mais ils étaient bien encadrés par les responsables politiques du FLN. C’était un dur sacrifice. Il fallait payer la liberté par ce prix lourd. Le résultat fut payant, débouchant sur un immense succès. Ces manifestations ont eu un formidable retentissement sur le plan international. A partir du 11 décembre 1960, le monde savait que le peuple algérien voulait son autonomie et que c’était un point de non-retour. De Gaulle lui-même s’en est convaincu, lui qui criait déjà victoire. Après ce pas de géant du combat de libération nationale, la voie d l’indépendance a été définitivement tracée.

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