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Monde

Manifestation à sanaâ : Des morts et des blessés

Manifestation à sanaâ : Des morts et des blessés

Sept partisans de la rébellion chiite yéménite ont été tués hier quand la police a fait barrage à des centaines de protestataires qui tentaient de prendre d’assaut le siège du gouvernement à Sanaa, a rapporté l’AFP citant le comité d’organisation de la manifestation.

« Sept manifestants ont été tués et des dizaines d’autres ont été blessés » par les forces anti-émeutes qui ont ouvert le feu contre les protestataires, a déclaré Khaled Madani, responsable du comité d’organisation.

La rébellion d’Ansaruallah, dont des milliers de partisans campent depuis des semaines dans et autour de la capitale pour réclamer l’éviction du gouvernement accusé de corruption, a organisé une marche entre la Place du Changement, épicentre de la contestation depuis 2011, et le siège du gouvernement.

Déployées en nombre, les forces antiémeutes ont réussi à repousser les protestataires qui essaient toutefois de se réorganiser pour marcher de nouveau en direction du siège du gouvernement, ont ajouté ces sources.

Une source du ministère de l’Intérieur a confirmé l’intervention des forces de sécurité contre les protestataires qui « ont tenté d’entrer par la force dans les bureaux du Premier ministère », sans fournir de bilan.
Citée par l’agence officielle Saba, cette source a prévenu les protestataires que l’Etat prendrait les mesures « constitutionnelles et légales pour préserver la sécurité et défendre les établissements publics ».

Les protestataires, qui campent par milliers notamment près du ministère de l’Intérieur, ont réussi à prendre le contrôle des accès aux ministères de l’Electricité et des Télécommunications, empêchant depuis deux jours les fonctionnaires de se rendre à leur lieu de travail.
Le Yémen est en proie à une crise politique depuis la chute en février 2012 de l’ancien président Ali Abdallah Saleh, après onze mois de « contestations « , provoquées par les services secrets américains et saoudiens.

Pour tenter d’éviter une nouvelle vague de violences, le président Abd Rabbo Mansour Hadi a cédé il y a près d’une semaine à une partie des exigences des rebelles en annonçant qu’il désignerait dans un délai d’une semaine un nouveau Premier ministre et reverrait à la baisse d’environ 30% le prix du carburant.
Des concessions jugées insuffisantes par les rebelles.

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