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Sports

Malik Jaziri : «J’ai des origines algériennes»

Malik Jaziri : «J’ai des origines algériennes»

Washington ne cesse jamais d’attirer les lumières mais, cette fois, ce n’est pas sur les débats politiques mais sur un sport très prisé ici qu’est le tennis.

Cette semaine, le tournoi City Space Open attire les regards des quatre coins de la planète. Etant le seul tournoi de 500 points ATP, le Citi Open ne recule pas devant la tentation d’offrir ses courts aux joueurs notables comme Andy Murray, Kei Nishikori, Richard Gasquet, Marin Cilic, Ekaterina_Makarova, Samantha Stotsur, Sloane Stephens, Alize Cornet, et de nombreuses jeunes étoiles montantes du tennis. C’est un tournoi qui tire son nom de légendaires stars du tennis comme Jimmy Connors, Ivan Lendl, Stefan Edberg, André Agassi, Andy Roddick et Juan Martín Del Potro pour ne citer que ceux-là. Hélas, ca ne vient pas comme surprise que le trophée n’ait jamais été brandi par un joueur arabe ou nord-africain. 

Est-ce que c’est dû au manque de talent, d’intérêt, d’inspiration, de soutien financier par le secteur privé et public ou d’un manque de médiatisation ?

Le Jeune Indépendant s’est rapproché à Washington du seul joueur nord africain de tennis classé parmi les 100 meilleurs joueurs (ATP), le Tunisien Malek Jaziri et sa récente collaboration avec l’ancien entraineur de Andy Roddick, le Tennis légendaire Algérien Tarik Benhabiles. Entretien

Le Jeune Indépendant : Comment vous sentez vous cette année 2015 ?
Malik Jaziri : « Malgré ma défaite ce soir, je me sens très bien. Il ya eu des hauts et des bas, mais toujours reconnaissant au bon Dieu. J’ai atteint mon meilleur classement mondial, c’est-à-dire la 65e place. J’ai atteint aussi le 3e tour de l’Open d’Australie.

Je me suis marié donc, il y a plein de changements. Je m’adapte et je me sens très positif. »
Avec Tarik Benhabiles comme entraineur, quels sont vos objectifs ?
« Je suis très motivé et je travaille énormément. Tarik, c’est un grand nom du tennis mondial, il a un grand CV. C’est quelqu’un de tres sérieux, gentil et on s’entend à merveille. On vient du même pays. Pour moi la Tunisie et l’Algérie, c’est la même patrie. Je dois vous dire que mon père, ma mère et mes grands-parents sont d’origine algérienne. »

Sentez-vous un peu de pression étant le seul joueur du monde arabe à atteindre le haut-niveau ?

« Je ne vous cache pas que je me sens parfois un peu seul, mais vu que cela fait un bon moment que je voyage tout seul dans le circuit, j’ai pris l’habitude. Mais, avec Tarik Benhabilès, on va faire du bon travail. « 
Sans équipe au complet, vous avez atteint un très haut niveau, c’est quand même une grande réussite, n’est-ce pas ?

« Oui, c’est très dur, mais je remercie tous ceux qui m’ont soutenu d’une façon ou d’une autre. « 

Un dernier mot pour encourager notre jeunesse ?

« Il faut y croire. Si les autres ont réussi, nous aussi, on peut le faire. Il faut travailler dur et il faut aussi de l’aide de chaque cote (médiatisation, sponsors, et soutien financier). En bref, le gouvernement doit faire plus d’effort pour promouvoir le tennis. »

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