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Nationale

Malgré la recrudescence du terrorisme à ses frontières : L’Algérie rassure

Malgré la recrudescence du terrorisme à ses frontières : L’Algérie rassure

Tandis qu’un communiqué du ministère de la Défense nationale vient de réaffirmer la maîtrise de la situation sécuritaire aux frontières du pays en réponse à quelque information fantaisiste d’un quotidien d’information, l’Algérie parvenait à partager son approche de la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme à la conférence de Washington. Une compétence militaire et une expertise politique sur la question qui ont visiblement interpellé Ban Ki Moon, le SG de l’ONU…

Militairement tranquillisés

Le communiqué du MDN a tenu à rassurer les citoyens algériens qui auraient pu s’inquiéter en raison d’articles de presse annonçant des troubles possibles à la frontière avec la Libye et une prétendue alerte de l’aviation algérienne pour prévenir le péril. « Certains médias de la presse écrite ont publié, aujourd’hui 19 février 2015 des articles relatifs à la situation sécuritaire qui prévaut dans les pays voisins, notamment en Libye.

Ces articles véhiculent des informations qui sèment le trouble et la confusion parmi les citoyens(…) A cet effet, le ministère de la Défense nationale rappelle que les frontières nationales sont sécurisées et que les unités de l’Armée nationale populaire et les différentes forces de sécurité demeurent vigilantes contre toute tentative susceptible de porter atteinte à nos frontières. »

Un message clair au sujet de la situation sécuritaire et qui termine en invitant les médias à plus d’objectivité et à éviter la propagande pernicieuse. La mise au point des militaires coïncidant à un succès politique de l’Algérie à Washington où s’est tenue avant-hier une conférence sur l’extrémisme violent, présidée par le chef de la diplomatie américaine, John Kerry.

Politiquement écoutés

Un sommet sur la lutte contre l’extrémisme, organisé par la Maison Blanche à Washington jeudi dernier, a été l’occasion pour les représentants de la soixantaine de pays qui y ont participé d’apprécier l’expérience algérienne en la matière. C’est le ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, qui a su rappeler l’expertise algérienne face à la violence terroriste nourrie de l’extrémisme religieux.
Un exposé revenant sur les différents volets de la lutte institutionnelle contre le phénomène subversif.

Messahel aurait ainsi séduit l’assistance en réitérant l’approche algérienne, construite à partir d’une série d’épreuves surmontées depuis les années 1990 : il ne peut y avoir de réponse exclusivement sécuritaire à la problématique de l’extrémisme. Ainsi, selon le compte-rendu de l’APS, l’orateur a insisté sur les notions de déradicalisation ou de prévention du radicalisme par une gouvernance adaptée.

Et d’illustrer son propos par la présentation des différentes étapes de la réaction algérienne face à l’extrémisme. De la lutte armée sans merci « dans le respect de la loi et des droits de l’homme et la protection des libertés fondamentales » jusqu’à la loi portant réconciliation nationale, l’éventail des mesures visant à endiguer la vague de violence aurait convaincu par sa perspicacité fondée sur une expérience unique au monde.

« La réconciliation nationale a préservé la cohérence de l’harmonie de la société algérienne(…) la démocratie participative et l’Etat de droit ainsi que le développement socio-économique basé sur la justice et l’égalité des chances constituent de solides remparts contre la propagande de l’extrémisme et ses campagnes de recrutement parmi les jeunes socialement vulnérables », a asséné Abdelkader Messahel, qui a visiblement convaincu.

Emulation chez Ban Ki Moon

En effet, le secrétaire général de l’ONU, monsieur Ban Ki Moon, présent à ladite conférence, a abondé dans le sens de l’approche algérienne.

« La bonne gouvernance tue le terrorisme », aurait-il renchéri en exhortant les Etats à répondre par l’enseignement de la tolérance, la compassion et la diversité face aux « nouvelles générations de terroristes transnationaux, en allant à la racine et chercher les motivations » en faisant remarquer le lien entre la radicalisation des jeunes et « l’oppression, la corruption et l’injustice ».

Ban Ki Moon s’est engagé à l’occasion de « réunir les dirigeants religieux du monde entier dans une conférence pour promouvoir la réconciliation et la compassion ». L’intervention algérienne dans cette sorte de think thank géant sur un sujet très épineux aura donc amené les esprits à considérer la question de l’extrémisme comme l’expression d’un malaise social profond, générateur d’une violence qu’il faut contenir par la force et la loi, mais aussi qu’on peut envisager d’éradiquer à la racine. Par une prévention sociale humaniste.

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