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Nationale

Malgré la fermeture des restaurants Errahma: La solidarité une constante au Ramadan

Malgré la fermeture des restaurants Errahma: La solidarité une constante au Ramadan

Le ramadan de cette année est exceptionnel. Les tables du F’tour regrouperont uniquement les membres de la famille et les soirées ramadanesques sont restreintes et se limiteront à des veillées chez soi. Le confinement instauré pour limiter la propagation du coronavirus a chamboulé les traditions et le déroulement du mois sacré. Les prières de Tarawih et les restaurants « Erahma » manquent à l’appel pour ce ramadan 2020. Ces derniers n’ouvrent pas hélas leurs portes, mais la solidarité est au rendez-vous.

Ils étaient des milliers à rompre le jeûne dans ces restaurants Erahma qui ouvrent les portes partout dans le pays. Nécessiteux, ouvriers ou simples passagers se retrouvent peu avant El Adhan dans ces restaurants qui fonctionnent grâce aux bénévoles, mais qui se dévouent pleinement à cette action de solidarité, mais surtout grâce aux dons des bienfaiteurs. Cette année, la situation est exceptionnelle. Les regroupements de personnes ne doivent pas avoir lieu car le risque de contracter le virus devient grand. La préservation de la santé prime. Seulement, la solidarité ne va pas faire défaut. Ils sont nombreux à proposer des alternatives et à envisager d’autres plans pour maintenir l’aide.

Il n’est pas question de rester les bras croisés. Safia s’apprête à prendre en charge cinq personnes. « Je vais cuisiner chez moi et remettre des boîtes servies », signale cette mère de famille qui a exprimé sa peine pour les personnes dans le besoin et qu’il ne faut jamais laisser tomber. Pour son conjoint qui a l’habitude de donner un coup de main à son voisin, propriétaire d’un restaurant en bas de chez lui, qui se transforme en restaurant Rahma, il n’est pas question de rompre avec cette action de solidarité. « Il faut continuer à préparer les repas comme il est de coutume, dans le respect des règles d’hygiènes, mais il n’est pas question de s’attabler ».

Il propose des plats à emporter. Plusieurs alternatives sont proposées, afin de remplacer ces restos du cœur, par Tarik qui estime que la demande en la matière serait réduite, d’autant que la majorité des citoyens sont chez eux. Pour ceux qui ont en bien sûr ! Pour lui, on peut compter sur la solidarité citoyenne. « Il faut commencer par le recensement des nécessiteux pour organiser les aides », dit-il, proposant la distribution des produits en vrac pour ceux qui peuvent préparer leur repas chez eux. Pour accomplir cette tâche, il préconise de faire appel aux associations les plus actives et qui ont de l’expérience surtout dans les grandes villes, comme Alger.

L’association « Cœur sur la main » en est une, sachant qu’elle a l’habitude de distribuer des centaines de repas aux sans domiciles fixes. Pour Tarik, l’essentiel c’est de ne pas abandonner les personnes dans le besoin. Une navette, restaurant mobile-distributeur peut être assurée le long des grandes artères de la ville pour servir des repas chauds à ces personnes, en évitant bien sûr les regroupements qui sont à bannir en ces temps de coronavirus. Tout cela doit se faire, précise-t-il en coordination avec d’autres services, à l’instar des bureaux d’hygiène, des médecins, les services de sécurité.

Même avis chez Yacine. Selon lui, les mécanismes qui servaient à distribuer les repas d’El iftar peuvent être reconvertis en couffins remplis de denrées alimentaires qui seront distribués fréquemment par des associations. En Kabylie, signale-t-il, un grand élan de solidarité s’est déjà créé dans les villages via les comités de village et les associations ont commencé le travail il y a longtemps. Se disant disponible à apporter son aide, il fait remarquer que « les pauvres ont faim tout au long de l’année et pas seulement durant le mois de ramadan ». La raison pour laquelle il prône le maintien, en temps normal, des restaurants de Rahma toute l’année

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