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Nationale

Makri appelle à l’ouverture du champs politique

Makri appelle à l’ouverture du champs politique

L’instauration d’un climat politique «apaisé» à même de permettre l’émergence d’une élite politique à la hauteur des attentes du peuple et en mesure de relever les défis, tel est le message essentiel du président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri, lors d’une conférence nationale tenue, ce samedi à la Safex, sur «l’Algérie et les défis étrangers».
Selon le chef du parti, le climat d’apaisement devrait se traduire à travers des préalables, à savoir la libération des détenus politiques, l’indépendance de la justice et l’ouverture du champ audiovisuel. 
La rencontre initiée par le MSP, et à laquelle ont participé nombre de personnalités nationales et des dynamiques de la société civile issues, pour la plupart, de la même obédience idéologique, a été pour le parti  islamiste une opportunité pour plaider pour un  environnement politique «plus apaisé». Ce qui permettra, à ses yeux, de renforcer le front interne et d’unir toutes ses composantes.
«Nous nous rencontrons aujourd’hui dans le cadre d’une nouvelle tentative pour une  action conjointe, dans l’espoir de relancer le processus de dialogue et de coopération à l’effet d’instaurer un environnement politique apaisé, loin des tensions et des conflits qui n’ont fait que freiner le processus d’une vraie transition démocratique. Une démarche qui s’avère nécessaire pour un front interne soudé devant les risques majeurs que connaît le contexte international et régional», a déclaré Makri.
Dans son message, M. Makri a mis l’accent sur les préalables de l’environnement politique «apaisé», à savoir «la remise en liberté des détenus politiques, l’indépendance de la justice,  l’ouverture du champ audiovisuel, loin de toute forme de pression et de chantage».
M. Makri, qui s’est toujours accroché à l’argument du Hirak et aux enseignements qu’il faudrait en tirer, a estimé que le mouvement populaire a montré que «l’hégémonie et la vision autoritaire et unilatérale ne dureront jamais».
Le chef du Mouvement islamiste a critiqué, dans la foulée, les acteurs politiques qui se sont rués au pouvoir avant l’heure, estimant que «cette tendance est à l’origine de la phagocytose des objectifs majeurs du Hirak, sans pouvoir traiter les raisons qui ont engendré la “3issaba”».  
Cette rencontre, qui intervient à deux jours de la réunion du président de la République avec les membres de la commission d’Ahmed Laraaba, chargée de l’élaboration de l’avant-projet du code électoral, semble être une manière pour ses  initiateurs d’exprimer leur volonté d’adhérer à la démarche du président Tebboune. Ainsi, le MSP, qui s’est ouvertement opposé aux  amendements de la nouvelle Constitution veut avoir une voix au chapitre concernant le futur régime électoral, en cours de gestation.
Le plaçant au rang des principales réformes politiques, M. Makri a appelé à un dialogue «sérieux et responsable» sur le code électoral, de même que «les garanties de la transparence» des prochaines échéances, notamment le renouvellement des Assemblées nationale et  locales. 
«Nous appelons à un dialogue sérieux et responsable autour du code électoral avec les garanties de la transparence des différentes élections, et ce en se mettant d’accord  sur le calendrier de leur organisation, sans que l’Administration ne s’immisce dans la concurrence entre les partis», préconise le président du parti.
Quant à la société civile, qui semble constituer le fer de lance du  président Tebboune dans sa démarche de réforme en vue d’assainir la vie politique des résidus de l’ancien régime, elle est devenue «la bête  noire» du patron du mouvement. Pour lui, «la société civile pourrait être un partenaire essentiel dans l’essor politico-économique du pays, et ce dans le cadre de sa mission participative en tant que troisième secteur et non un concurrent des partis politiques dans les instances représentatives».  
Selon toute vraisemblance, la hantise de «la société civile» s’accentue au sein de la classe politique concernant la mise en place d’une assemblée représentative composée des dynamiques de la société civile. Une réforme qui visera, de l’avis des analystes, à déconstruire le paysage politique national hérité du régime de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika. 
Pour rappel, les congressistes de la Conférence nationale sont issus des partis politiques, des syndicats et des associations, à l’image du Front de la justice et du développement (FJD), de l’Association des oulémas, de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (UNPEF) ainsi que des universitaires. Les participants ont mis en exergue l’objectif de leur rencontre, à savoir la relance d’un  dialogue pour un consensus national, seul rempart du pays face aux défis étrangers qu’impose le contexte régional et international.

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