-- -- -- / -- -- --
Nationale

Makri : «J’ai rencontré Sellal»

Makri : «J’ai rencontré Sellal»

Le Conseil constitutionnel, a validé provisoirement les résultats des élections législatives publiés dernièrement par le ministère l’Intérieur.

Certes, il faudra attendre un peu, le temps pour le Conseil constitutionnel de valider définitivement ces résultats après l’examen des contentieux électoraux. Les tractations autour de la formation d’un nouveau gouvernement élargi ont commencé dès hier.

Le Premier ministre encore en exercice, Abdelmalek Sellal, a rencontré hier le leader du MSP Abderazak Makri. Le MSP a été officiellement sollicité pour prendre part au prochain gouvernement.

L’annonce a été faite hier par Abderrezak Makri, président du MSP sur son site Facebook : « Aujourd’hui j’ai rencontré le Premier ministre Abdelmalek Sellal après une premier contact il y a deux jours. 

Je viens de sortir d’une rencontre avec le Premier ministre, qui m’a transmis l’offre du président Bouteflika. J’ai expliqué au Premier ministre que la décision d’intégrer le gouvernement sera prise par le Majliss Echoura qui se réunira après la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel », dit-il. Selon Makri, c’est Bouteflika en personne qui confié à Sellal la mission de contacter le MSP. 

Mais la décision finale sera prise par le conseil consultatif du parti qui va se réunir après la proclamation définitive des résultats par le Conseil constitutionnel « pour trancher et répondre à l’offre du président Bouteflika », ajoute Makri. L’ex-président du MSP, Aboudjerra Soltani, exprime quant à lui une autre opinion.

Dans une tribune publiée il y a quelques jours sur sa page Facebook, Soltani réitère sa position selon laquelle la place du parti est au sein du gouvernement et non pas dans l’opposition. Aboudjerra Soltani met en avant les défis majeurs qui doivent être relevés à tous points de vue afin de faire sortir l’Algérie de cette situation de crise et garantir sa sécurité et sa stabilité, dans un contexte régional plein de périls.

Pour cet ex-président du MSP, il est plus que nécessaire de constituer un gouvernement de coalition élargi aux compétences afin qu’il puisse faire face à la crise. La rencontre Sellal-Makri s’inscrit en fait dans le cadre d’une plus large consultation, car d’autres chefs de partis politiques ont été contactés.

Une majorité présidentielle se dessine

Un label majorité présidentielle pour au moins six partis pointe à l’horizon. Cette nouvelle donne donnera naissance à une alliance présidentielle élargie aux MPA, ANR, TAJ et au MSP. Ce qui augure d’une nouvelle alliance présidentielle avec comme chefs de file le FLN et le RND. L’option fait l’unanimité dans la nouvelle majorité.

Le décor est donc planté pour la formation d’un gouvernement, dit de cohésion nationale, tirée d’une majorité parlementaire totalement remodelée. Mais, comment atteindre cet objectif si on n’élargit pas le cercle de la majorité au pouvoir ? Une chose est sûre : au terme de ces concertations, la majorité parlementaire va changer de physionomie.

Tous ceux qui se sont engagés à favoriser la consolidation de la cohésion nationale sont convenus de l’impératif d’ouverture. Objectif : fédérer davantage d’énergies autour de la cause nationale.

C’est la preuve que même au sein de la majorité au pouvoir l’on ne craint pas le pire. Le plus important, se défend-on dans ce camp, est de parvenir à créer une synergie en interne pour garantir la survie du pays.

Ainsi, il ne fait l’ombre d’aucun doute que les concertations nationales vont déboucher sur la formation d’un gouvernement élargi qui prendra en compte la dynamique qui s’est développée au cours de ces deux dernières années.

La nouvelle équipe gouvernementale comprendra toutes les forces politiques ayant accepté de composer pour la sauvegarde de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale. Lesquelles formeront la nouvelle majorité parlementaire.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email