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Nationale

Makri appelle à des législatives anticipées

Makri appelle à des législatives anticipées

Le président de Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderezzak Makri, a affirmé ce lundi la disponibilité de sa formation politique à participer au dialogue avec les nouveaux dirigeants du pays, et que le MSP continuera à traiter normalement avec le nouveau président de la République élu, de son avis, par seulement une partie du peuple algérien. Il a également mis l’accent sur son appel à la dissolution du Parlement et la tenue d’élections législatives anticipées.
Constatant l’accélération de la cadence au palais d’El Mouradia, concernant notamment la formation imminente du nouvel exécutif, Makri semble vouloir saisir l’occasion pour ressurgir sur la scène médiatique après une longue éclipse. Il a indiqué, au demeurant, n’avoir reçu aucune invitation pour prendre part au processus de dialogue, et que son parti reprendra bientôt ses réunions pour impliquer ses compétences dans la préparation des propositions et des projets à soumettre en prévision de la prochaine étape.
Makri, qui se dit du côté du mouvement de contestation, estime que certaines des revendications de celui-ci ont été satisfaites avant l’élection du 12 décembre dernier, et affiche son optimisme quant à la possibilité de satisfaire le reste. Il a déclaré : « Les revendications du hirak ont été partiellement satisfaites ; néanmoins, nous pouvons concrétiser ce qui reste pour aller vers un changement démocratique progressif et serein. »
Selon Makri, la première version du dialogue conduite par le panel de Karim Younes a rencontré des entraves, ce qui fait de cette offre de Tebboune « une seconde chance » pour amorcer « un dialogue positif et transparent ».
Évoquant la question du consensus national, dont il est partisan, le président du MSP a rappelé que cette option qui ne perd pas de son actualité, au contraire, considère-t-il, est plus que jamais « la meilleure panacée » pour relever les défis et entamer les réformes de la nouvelle époque, et faire face aux difficultés économiques qui pointent déjà.
Makri tente de clarifier : « Nous sommes partisans du consensus national, et nous réalisons que l’Algérie va rencontrer des difficultés économiques très pénibles. La sortie de crise ne pourra donc se faire sans le consensus national sur l’ensemble des réformes à introduire et la relance du développement, ce qui va durer au minimum cinq ans. Mais il faudrait également, suggère-t-il, adresser un message franc au peuple pour le sensibiliser et gagner son adhésion au projet global. »
Il a appelé, par ailleurs, à des élections législatives anticipées comme étape indispensable pour aller au changement aspiré et ce, après la révision de la Constitution permettant de définir les contours du modèle de régime politique de la nouvelle ère, et le départ de la vie politique sur de nouvelles bases.
Se prononçant sur la situation sécuritaire en Libye le chef du MSP n’a pas caché ses inquiétudes, et considère que les menaces qui guettent la sécurité nationale de ce pays voisin peuvent impacter la sécurité de l’Algérie. 
Cela étant, le chef de MSP, tout comme ses pairs de la mouvance islamiste, est en quête d’un repositionnement dans ce que certains aiment nommer « une nouvelle Algérie », lors même que le chef de l’Etat vient d’entamer des consultations avec des personnalités dans l’espoir de trouver des profils convaincants et donc des gens compétents. 

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