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Sports

Mahfoudh Kerbadj : «Le recrutement des étrangers a été toujours été un fiasco»

Mahfoudh Kerbadj :  «Le recrutement des étrangers a été toujours été un fiasco»

Vraiment pas content le président de la LFP, Kerbadj, qui vient de monter au créneau à quelques heures du début de la phase « retour » du championnat d’Algérie pour dire ce qu’il pensait sincèrement du drôle de souk qu’est devenu le marché des transferts chez nous.

Interpellé sur le recrutement des joueurs étrangers (en majorité d’Afrique subsaharienne, à la mode chez nous), il ne prendra pas de gants pour dire sa « grande déception » et dresser un tableau des plus sévères. Noire. En parlant de situation à la limite du catastrophique.

D’« échec flagrant », de « fiasco », en disant ne pas comprendre la « pression » des présidents de clubs qui ont fait de l’augmentation à trois licences réservées aux joueurs étrangers, une exigence lors de l’intersaison. Se « désole » aussi qu’ils n’aient pas su exploiter à bon escient la fleur qui a leur été faite. Sa conviction ?

On a rarement frappé à la bonne porte et ce qui le pousse, naturellement, à « se poser des questions sur les critères définis par les dirigeants et entraîneurs de nos clubs pour soit disant renforcer leurs effectifs en engageant des éléments de niveau à la limite moyen, voire faible. » Pour étayer sa thèse, le 1er responsable de la structure en charge de la gestion des compétitions en veut pour preuve « le nombre élevé des joueurs étrangers libérés après quelques mois seulement de leur recrutement. »

Combien sont-ils les joueurs étrangers à s’être illustrés dans notre championnat ? Sa réponse, sans détour et qui rejoint le sentiment général dans l’opinion : « ils se comptent presque sur les doigts d’une seule main, les meilleurs, vite repérés par les recruteurs, atterrissant en Europe. »

Un souk qui coûte évidemment cher pour un rendement proche du nul. Il propose, fort justement d’ailleurs, de revoir cette politique en appelant les clubs, dont l’écrasante majorité sont en situation de cessation de paiement et donc en faillite quasi-généralisée, de se tourner à nouveau vers le joueur du cru et d’« investir sur les éléments issus de leurs jeunes catégories » et leur permettre d’éclore en les « intégrant dans l’équipe fanion. »

Le résultat ? Un gain d’argent qu’on ne jettera plus par la fenêtre et une solution radicale à la déperdition en talents à laquelle on assiste impuissants au moment où les sélections de jeunes sont mises au frigo le temps de se remettre au travail. Là, on le concède, réside le vrai débat.

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