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Culture

Mahboub Bati et Mahboub Stambouli, les faiseurs de roi

Mahboub Bati et Mahboub Stambouli, les faiseurs de roi

Dans le prolongement des publications consacrées aux personnalités et hommes de culture qui ont marqué leur sceau la scène culturelle nationale, la direction de la culture de Médéa a mis à l’honneur le nom de deux illustres poètes et paroliers originaires de la capitale du Titteri, à savoir Mahboub Bati et Mahboub Stambouli.

En évoquant le nom de celui qui a donné un cachet particulier à la chanson algérienne populaire et fait le bonheur de nombreux artistes qui ont bercé de leurs voix plusieurs générations parmi les amateurs du genre dit « chaabi ».C’est d’ailleurs grâce à lui que nombre d’artistes ont eu l’aura qu’on leur connait jusqu’à maintenant et qui continuent d’occuper les meilleures places dans les hit-parades des radios nationales.

L’homme de culture et néanmoins, Abdelkader Bendamèche, n’a pas manqué l’occasion de la célébration de l’anniversaire de sa mort qui a eu lieu du 17 au 18 novembre 2015 à Médéa, en honorant la mémoire du défunt en compagnie d’une brochette d’artistes et de nombreux amis et proches du défunt. Abdelkader Bendamèche lui dédiera son livre intitulé : Mahboub Bati, l’artiste de légende, livre révélé au public au cours d’une séance dédicace qui s’est tenue en marge d’une exposition sur la vie et l’œuvre de l’artiste au niveau du hall de la faculté de droit de l’université Yahia Farès de Médéa. Pour rappel, Mahbou Bati (1919-2000) a écrit au cours d’une carrière qui a duré plus de 50 ans, les paroles de plus de 700 chansons pour 40 artistes dont Guerrouabi, Boudjemma El Ankis, Amar Ezzahi, El Achab, Saloua, Chaou, Nadia Benyoucef, Lamari, Noura, Ahmed Wahbi, Youcef Boukhentèche.

Pour ce qui est de Mahbou Stambouli (1913-2000), importante personnalité du monde de la culture, l’homme avait de multiples facettes contenues dans une œuvre monumentale qui a embrassé de nombreux domaines, à savoir : poésie, dramaturgie, paroles de chansons, écriture de scénarios. Selon des témoignages des contributeurs au colloque qui lui a été consacré en 2015, l’homme possédait un large éventail de connaissances et de formes d’écriture passant aisément de l’arabe classique à l’arabe populaire, maitrisait aussi bien les techniques d’écriture du scénario que les techniques du théâtre. Infatigable formateur, il a participé à l’émergence de plusieurs talents à monter sur les planches, à l’instar d’Hassan El Hassani qu’il a encouragé à faire du théâtre après l’avoir découvert lors d’une tournée à Berrouaghia.

L’une des facettes de l’Homme de culture et de théâtre est sa polyvalence, couvrant aussi l’écriture de chansonnettes dont celles qui ont fait le succès d’Abdelkader Chaou avec Ya Laadra fin moualik, Jah Rabi Ya Jirani.On lui doit la composition de 1.000 poèmes portant sur des thèmes à caractère religieux et le Fik’h et un film qui n’a pu être réalisé suite à son refus de donner le 1er rôle à une comédienne imposée par les décideurs, selon Ahmed Belghit, ancien journaliste à la télévision.

Mon père avait une grande capacité de création, mais aussi un producteur de qualité en tant que poète, parolier dramaturge, adaptateur, il a su concilier entre la pratique religieuse et la pratique artistique, dira son fils le journaliste Nadjib Stambouli . L’ancrage culturel de Mahboub Stambouli ne l’empêchait pas d’être aussi l’ami de Hachemi Chérif, d’ailleurs, il ne s’embarrassait pas des clivages politiques qui existaient à l’époque.

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