Madrid affirme: L'Algérie n'utilise pas les migrations comme une arme politique – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Madrid affirme: L’Algérie n’utilise pas les migrations comme une arme politique

Madrid affirme: L’Algérie n’utilise pas les migrations comme une arme politique
Des clandestins marocains se ruent sur les plages espagnoles

L’Algérie n’a jamais utilisé le phénomène des migrations comme une arme politique. La presse espagnole le en fait l’écho dans ses éditions de ce jeudi 4 mai 2023. Contrairement au Maroc, qui n’a jamais cessé d’actionner les migrations comme une forme supérieure de pression contre, non seulement l’Espagne, le pays européen le plus proche, mais contre l’Union européenne et l’Algérie. D’ailleurs, toutes les enquêtes indépendantes occidentales le prouvent d’une manière claire et franche.

Ces vérités assénées face à l’opinion publique internationale émanent du ministère de l’Intérieur espagnol, dont les chiffres publiées récemment montrent une fois de plus comment le Maroc a usé et abusé de ce phénomène, allant jusqu’à pousser les pauvres migrants à se faire massacrer à la moindre incursion au-delà des lignes rouges, à être exploités par les affairistes et les réseaux maffieux tapis au Maroc et à vivre dans le dénuement, la précarité et la misère.

D’ailleurs, depuis que le gouvernement de Pedro Sanchez a soutenu l’an dernier le plan d’annexion marocain du territoire du Sahara occidental, les vagues d’immigrés clandestins principalement de subsahariens, à partir des côtes et des frontières marocaines, ont étonnamment diminué d’une manière spectaculaire. Pourquoi cette baisse considérable ?

La réalité est que Rabat a mobilisé tout son arsenal policier pour renforcer les contrôles sur sa côte atlantique. Les alternatives sont néanmoins toutes trouvées par les mafias qui s’adonnent à ce genre de trafic, et qui vont mobiliser leurs forces vers le littoral nord marocain.

Selon des chiffres officiels fournis par le ministère espagnol de l’Intérieur, la baisse a atteint le taux de 51,5% de la route des Canaries. D’un autre côté, les arrivées d’embarcations en provenance d’Algérie augmentent de 29% au cours des quatre premiers mois de l’année

Les arrivées irrégulières d’immigrants dans la péninsule et les îles Baléares – à bord de petites embarcations en provenance des côtes algériennes – ont augmenté de 28,9 % au cours des quatre premiers mois de l’année par rapport à 2022, indique le ministère par le quotidien « La Vanguardia » citant le ministère de l’intérieur ibérique .

Des sources ministérielles excluent que cette augmentation soit due à de prétendues représailles de l’Algérie suite au rapprochement entre l’Espagne et le Maroc, scellé il y a un an après des mois de crise diplomatique.

« L’Algérie n’utilise pas la migration comme une arme politique », affirment-elles. Le ministère espagnol de l’intérieur explique que cette augmentation est due au fait que le pic habituel des arrivées qui a lieu chaque année en mai et juin a été avancé cette année en raison des bonnes conditions météorologiques du mois d’avril, qui ont permis une bonne navigabilité. Les mafias profitent de cette clémence inhabituelle du temps pour lancer de petites embarcations en mer.

Concernant les arrivées par voie terrestre dans les villes autonomes, au cours des quatre premiers mois de l’année, 273 personnes ont franchi le périmètre frontalier à Ceuta, soit 17,7 % de moins que l’année dernière, et 38 à Melilla, soit 95,9 % de moins qu’en 2022, année au cours de laquelle deux franchissements massifs de la clôture avaient été enregistrés.

Deux de ces franchissements massifs se sont achevés dans le sang. Des carnages (des dizaines de morts et des centaines de blessés) ont été orchestrés par les autorités marocaines pour faire pression contre l’Espagne et l’acculer à accepter les conditions du Makhzen. C’est d’ailleurs suite à ces carnages que l’opinion occidentale a compris les dessous de cette migration clandestine, et comment Rabat a exploité le phénomène.

Il y a quelques années, le Maroc a tenté de jouer avec la même arme malsaine contre l’Algérie, en faisant masser des milliers de migrants subsahariens, chassés par la police marocaine, dans plusieurs points de la frontière terrestre commune. Le Makhzen a jeté en pleine nature et à quelques centaines de mètres des terres algériennes des milliers de subsahariens. Ces faits hostiles se sont déroulés pourtant, bien avant la fermeture des frontières et la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays de l’Afrique du Nord.

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