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Sports

Madjid Bougherra (capitaine de Verts) : clap de fin pour un joueur magique

Madjid Bougherra (capitaine de Verts) : clap de fin pour  un joueur magique

L’émotion était à son comble en cette fin de partie réussie contre l’Ethiopie où les Verts ont montré, encore une fois, qu’ils étaient actuellement bien les maîtres d’Afrique avant d’aller le confirmer en janvier prochain en Guinée Equatoriale d’où (maintenant qu’il leur est demandé de faire preuve d’ambition) de s’en revenant au pays avec (pas moins) la couronne sur la tête.

Emotion, pourquoi ? Parce que, et dès cette désormais historique 70e minute qui a vu le stade Tchaker se lever comme un seul homme pour applaudir son « Magic » lorsque Gourcuff, qui a calculé son coup, a prié Halliche de sortir et de céder, dans l’émotion que l’on imagine, sa place au capitaine emblématique des Verts qui récupèrera, sous un tonnerre d’applaudissements, et son brassard de capitaine et sa place dans un axe central où il s’est toujours montré en muraille infranchissable.

Capitaine courage, âme de l’équipe et un de ses guides spirituels, Madjid, retenant difficilement ses larmes, savait en ces vingt dernières minutes d’une partie assurément pas comme les autres, que l’heure était venue de faire ses adieux à la maison E.N (sa seconde famille qu’il a servi avec loyauté et dévouement depuis ses premiers pas en vert) et à ce merveilleux public qui a su le mener, lui et son équipe, à nombre d’exploits.

Bougherra, la tout de contrôle des Fennecs, submergé par l’émotion, fait ses adieux à ses fans en jouant, pour la dernière fois, sur une pelouse où il a écrit quelques belles pages et des trucs à raconter aux plus petits. Une belle victoire et une standing- ovation (merci coach d’y avoir pensé) qui rappellent combien l’homme, le compétiteur-né, est aimé de ses supporters. Une sortie par la grande porte, digne de son statut et à la mesure de son amour jamais démenti pour le maillot national.

Emu aux larmes, il quittera l’enceinte de ses hauts faits d’armes, sous les applaudissements de ses merveilleux fans et de ses partenaires, en remerciement des bons et loyaux services rendus à la sélection de son pays qu’il aime au dessus de tout. Moments extraordinaires que ceux vécus, à la fin d’une soirée inoubliable, magique comme son surnom, pour celui, pas ingrat pour un sou (il n’oublie pas le bonheur que l’Algérie, à travers l’E.N lui, a « permis de vivre (…) d’être arrivé là où je suis arrivé aujourd’hui ») dont le souhait est de rendre un dernier « service » (« mon devoir » répète-t-il sans fausse modestie) en l’aidant à s’asseoir à nouveau sur le trône. Triste notre Bougherra national qui sait que toute belle histoire a une fin.

Un épilogue. Resteront ces images gravées à jamais dans la mémoire collective où il a défendu, comme un lion, pendant de longues années chargées de bons souvenirs avec ses deux Coupes du monde, ces fameux barrages de 2010 contre les Pharaons d’Egypte, ce conte de fées vécu, la même année, en Angola, contre les Eléphants de coach Vahid, ce but en or qui donnera la qualification aux siens contre et un visa pour le pays de Pelé contre un coriace onze du Burkina Faso, les couleurs de sa Patrie.

Lors de l’ultime et grand défi de sa carrière en Guinée Equatoriale, il saura, on n’en doute pas, avant de partir, communiquer à la jeune vague, cette rage de vaincre qui lui a toujours permis de se transcender et transcender ses coéquipiers. L’homme comme le joueur aura, c’est sûr, marqué de son empreinte la dernière décennie de l’histoire du « Club Algérie ». On n’oubliera pas.

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