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Culture

Made in Algeria, généalogie d’un territoire

Made in Algeria, généalogie d’un territoire

Initiée par le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, en collaboration avec l’Institut national d’histoire de l’art et la Bibliothèque Nationale de France, l’exposition Made in Algeria, généalogie d’un territoire sera ouverte au large public aujourd’hui, mercredi 20 janvier, à Marseille. Elle est visible jusqu’au 2 mai prochain.

Made in Algeria, généalogie d’un territoire est, selon la présentation faite par le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), la première exposition d’envergure consacrée à la représentation d’un territoire, l’Algérie.

Elle montre comment l’invention cartographique a accompagné la conquête de l’Algérie et sa description. Elle réunit, selon une scénographie signée Cécile Degos (scénographe et muséographe), un ensemble de cartes, dessins, peintures, photographies, films, documents historiques et des œuvres d’artistes contemporains qui ont arpenté le territoire algérien. Près de 200 pièces sont présentées provenant des plus grands musées français et étrangers ainsi que des créations contemporaines inédites…

Un ensemble de cartes originales, d’une qualité esthétique rare, est pour la première fois montré au public. Au-delà de l’intérêt topographique et de la beauté esthétique des cartes présentées dans cette exposition, il y a la nécessité de rendre compte de la généalogie de cette aventure et de la subjectivité politique qui s’y est inscrite, ce qui s’imposait.

L’espace blanc de la carte a joué un rôle majeur quant à l’invention d’un territoire, de son orientation culturelle et du récit qui est fait de lui. Ce dernier recouvrira longtemps la possibilité d’appréhender autrement le mode d’être et le passé des habitants de l’Algérie.

La guerre d’Algérie n’est pas le sujet de cette exposition. C’est ce qui s’est passé en amont de cette guerre qui est présenté. Made in Algeria, généalogie d’un territoire veut rendre compte par les images, la cartographie et les relevés de terrain, de ce long et singulier processus qui est, à dire vrai, l’impossible conquête de l’Algérie. Les conflits même résiduels n’y ont jamais cessé durant toute la période de la colonisation.

Cette exposition dont le commissariat est composé de Zahia Rahmani (écrivaine, historienne d’art de formation et responsable à l’Institut national d’histoire d’histoire de l’art) et de Jean-Yves Sarazin (archiviste-paléographe, conservateur général des bibliothèques), est dédiée à la représentation d’un pays et de sa terre, l’Algérie. Une tentative de mise à plat d’une aventure moderne qui a commencé il y a plus de deux siècles et dont les effets durent jusqu’à aujourd’hui : la fabrique coloniale d’un territoire.

A la veille de son ouverture au public, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, est allé à Marseille pour participer à la cérémonie officielle de son inauguration, après l’invitation de son homologue français. Il aura alors un entretien avec Fleur Pellerin sur les échanges culturels entre les deux pays.

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