Élections législatives en France: Macron joue et perd – Le Jeune Indépendant
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Élections législatives en France: Macron joue et perd

Élections législatives en France: Macron joue et perd

Les élections législatives anticipées marquent un tournant politique important en France.  Les résultats se consolident au fur et à mesure, au lendemain du premier tour. Le Rassemblement national et ses alliés arrivent en tête avec 33,15%, devant le Nouveau front populaire (27,99%) et le camp présidentiel (20,04%). Pour les partis de gauche, l’heure est à la réflexion et à la mobilisation pour tenter de contrer cette avancée du nationalisme populiste, dans un climat de profonde tension politique et sociale.

Le Rassemblement national et ses alliés arrivent en tête avec 33,15% des voix, soit plus de 10,6 millions d’électeurs. Le Nouveau front populaire remporte 27,99% des suffrages exprimés, soit un peu moins de 9 millions de voix. Le camp présidentiel récolte 20,04% des voix, soit plus de 6,4 millions d’électeurs, tandis que la droite (Les Républicains – 6,56%, divers droite – 3,67%) totalise un score de 10,23%.

Autre enseignement de ce premier tour : la participation historique, de 66,71%, soit 32.911.132 de votants, bien au-delà des 47,51% de 2022, mais en deçà des 67,9% des dernières législatives organisées après une dissolution, en 1997.

En tout, 39 députés du RN et ses alliés sont élus dès le premier tour, contre 32 députés NFP (union de la gauche) et deux députés ENS (majorité présidentielle). Les Républicains et les Divers droite totalisent trois sièges.

Face à cette menace, les dirigeants de la gauche ont déjà appelé à la mobilisation pour préparer le deuxième tour. Dimanche soir la place de la République à Paris a de nouveau accueilli un rassemblement contre la montée de l’extrême droite. Des centaines de jeunes, brandissant les couleurs de partis politiques de gauche tels que La France insoumise, les écologistes ou les socialistes, se sont réunis autour de la statue de la République. 

Déployant des banderoles aux slogans antifascistes, ils ont exprimé leur rejet catégorique du discours et des idées de l’extrême droite. Ce rassemblement s’inscrit dans un contexte de préoccupations grandissantes face à la progression électorale de ces mouvances politiques, considérées comme une menace pour les valeurs républicaines et les acquis sociaux. La mobilisation citoyenne traduit la volonté de faire barrage à l’intégralisme et de défendre les principes de tolérance et d’ouverture.

Le Nouveau Front populaire, une alliance de gauche, a réussi à mobiliser de nombreux électeurs au premier tour. Cependant, le résultat semble se diriger vers une victoire écrasante du Rassemblement national, un parti considéré par beaucoup comme extrémiste. Cette perspective suscite de vives inquiétudes au sein de l’électorat de gauche. 

Il convient de rappeler qu’après l’annonce de la très large victoire du Rassemblement National aux élections européennes, le président français avait convoqué le 7 juin dernier des élections législatives le 30 juin et le 7 juillet.

La liste du Rassemblement National, portée par Jordan Bardella, avait récolté 31,5 % des voix, suivie de la liste de Renaissance de Valérie Hayer (14,5 %) et de celle de Raphaël Glucksmann (Parti socialiste, 14%). Suivent ensuite, parmi les partis qui ont dépassé les 5%, La France Insoumise (10.1%), Les Républicains (7.2%), Les Écologistes (5.5%) et Reconquête! (5.3%).

Emmanuel Macron s’est adressé aux Français et a décidé de prendre la mesure de ces mauvais résultats pour son camp.

Dans son allocution, le président français avait rappelé avoir toujours défendu « l’idée qu’une Europe forte, unie et indépendante est bonne pour la France ». Il avait déploré les bons résultats de l’extrême droite en Europe et particulièrement dans son pays.

Cette brutale dissolution de l’Assemblée nationale, décidée par Emmanuel Macron, s’est soldée par la dissolution de sa propre majorité qui, arrivée troisième derrière le RN et le Nouveau Front populaire, se voit désormais menacée de quasi-effacement. 

« La décision de dissoudre l’Assemblée nationale a, dans les faits, mis un terme au paysage politique qui avait résulté de l’élection présidentielle de 2017 », avait résumé l’ancien premier ministre français Edouard Philippe, qui avait reproché dix jours auparavant au président Macron d’avoir « tué » la majorité.

Le résultat des élections législatives françaises représente bien plus qu’une simple défaite pour le camp présidentiel. C’est en réalité une véritable remise en question du macronisme, ce courant politique porté par Emmanuel Macron depuis son élection en 2017. 

La promesse initiale de ce mouvement, à savoir que les Français n’auraient « plus aucune raison de voter pour les extrêmes », s’est en effet effondrée. Avec plus de 10,5 millions de voix, soit près du quadruple de son score de 2017, le Rassemblement National et ses alliés ont nettement progressé, remportant une part importante du scrutin. Cet échec retentissant du macronisme, d’autant plus marquant face à une forte participation électorale, souligne les profondes transformations en cours dans le paysage politique français.

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