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Nationale

M. Serrai : «Exploiter le gaz de schiste maintenant est un suicide»

M. Serrai : «Exploiter le gaz de schiste maintenant est un suicide»

L’exploitation du Gaz de schiste actuellement par Algérie serait un « suicide ». C’est ce qu’a affirmé hier au jeune indépendant L’expert économique international Abdelmalek Serrai.

« En l’Etat actuel des choses il serait hasardeux de se lancer dans l’exploitation de ce gaz », a affirmé M. Serrai estimant qu’il ne faut pas envisager une exploitation avant l’horizon 2020, puisque « L’exploiter maintenant est très dangereux, couteux et néfaste pour l’environnement la nappe phréatique ».

Selon lui, avant une future et possible exploitation, il faudrait engager des études sérieuses, puisque le pays ne dispose pas des moyens technologiques nécessaires.

« Les techniques actuelles et les conditions ne sont pas en faveur de l’Algérie pour une exploitation immédiate » a-t-il dit, ajoutant qu’il « faut attendre que la technologie soit plus avancée et former des ingénieurs spécialisés dans le domaine et avoir les équipements nécessaires pour se lancer dans ce domaine ».

Il a en outre préconisé de prendre en considération le coût de l’extraction, ses techniques et le prix de vente. Est-ce que la vente de genre d’hydrocarbure sera rentable. L’expert fait savoir que l’Algérie figure à la tête des pays disposant d’importantes ressources de gaz et de pétrole de schiste.

De son côté le mouvement populaire algérien (MPA) le parti de l’actuel ministre du commerce Amara Benyounès, précise dans un communiqué reçu par notre rédaction que pour le moment, l’Algérie est en phase d’exploration.

« C’est le seul et unique procédé possible pur évaluer nos réserves de gaz de schiste », précisant que le gouvernement n’a à aucun moment envisagé l’exploitation des gisements. « Le gouvernement algérien a le devoir de mener les explorations nécessaires en vue de connaître l’ampleur des réserves ».

Ainsi, selon le MPA, les polémiques et les vagues de contestation dans le sud du pays n’ont aucune raison d’être. Il faut rappeler que les manifestations pacifiques se poursuivent pour dénoncer le projet-pilote de forage en cours à In Salah.

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal est intervenu le 21 janvier dernier à la Télévision algérienne pour expliquer à l’opinion publique les intentions du gouvernement. « Une fois les forages terminés, nous allons mener des études pendant quatre ans avant de décider d’exploiter le gaz de schiste, pas avant 2022 », a déclaré Abdelmalek Sellal.

L’Algérie va continuer à réaliser des études sur le gaz de schiste jusqu’à 2022, « ni plu ni moins ». « Nous ne somme pas dans la phase d’exploitation et c’est une question qui n’est pas inscrite à l’ordre du jour du gouvernement », a-t-il expliqué.

L’exploitation du gaz de schiste en Algérie fait polémique depuis plusieurs mois déjà. Certains sont contre l’exploitation de ce genre d’hydrocarbure non-conventionnel, tandis que d’autres considèrent son exploitation come un acquis et un atout supplémentaire pour l’Algérie. 

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