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Nationale

Lutte sans merci au FFS et au RCD

Lutte sans merci au FFS et au RCD

 Au sein du Front des forces socialistes (FFS) et du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), comme c’est sans doute le cas au Front de libération nationale (FLN) et au Rassemblement national démocratique (RND), la lutte pour le droit de postuler aux élections législatives a déjà commencé.

Elle est même sans merci entre les différents concurrents. Au RCD, sur la liste déjà ouverte, on compte déjà pas moins de 180 candidats pour la course à ce fameux fauteuil parlementaire rémunéré 400 000 DA par mois, et ce sans compter les autres dividendes de différentes natures.

Au FFS, la lutte fait également rage entre tous ceux qui convoitent ce fameux billet d’accès à l’hémicycle Zighoud-Youcef. Selon une source proche de ce parti, presque tous les élus de l’APW et des APC aux couleurs du FFS, sans omettre les autres cadres et militants travaillant au sein des sections et du bureau fédéral, se donnent des coups de coude sans ménagement. Et pourtant, on est encore loin de l’installation de la fameuse commission de sélection des candidats, aussi bien celle du RCD que celle du FFS.

La date d’installation de cette commission de sélection des candidats est en effet fixée pour le 3 février prochain. Pour les deux partis politiques, la mission de leurs instances habilitées à choisir leurs candidats respectifs ne sera aucunement facile. Pourtant, théoriquement, le choix se portera sur les candidats qui fourniront les lettres de motivation les plus convaincantes.

Dans la réalité, cependant, le contenu de la lettre de motivation signifie peu de choses. Car, effectivement, à défaut de savoir lui-même structurer un texte, le candidat peut toujours s’adresser à une personne maîtrisant les belles lettres.

La commission de sélection des candidats, qui ne doit certainement pas ignorer cette possibilité de recours à la compétence de bons rédacteurs, s’appuiera dès lors sur d’autres critères pour clore sa liste.

Mais quels critères justement ? L’âge du candidat ? Le nombre d’années de militantisme au sein du parti ? Le niveau politique et intellectuel du candidat ? Pour l’heure, c’est le mystère total. Ce qui est connu, en revanche, c’est qu’au moment où la liste des candidats sera rendue publique, aucun parti politique n’échappera aux critiques et aux reproches des plus acerbes de ses propres cadres et militants. Plus exactement, ceux dont les noms n’ont pas été retenus.

Cela a été vrai dans le passé et a concerné tous les partis politiques nationaux. Cette année, ce sera pire puisqu’on est en pleine époque de vaches maigres. Etre privé d’un salaire de 400 000 DA par mois au moment où un kilogramme de tomates coûte 180 DA, même le plus discipliné des militants grincerait des dents malgré lui sur la place publique. En 2012, le « séisme » avait frappé le RND et le FLN malgré la discipline réelle et apparente de leurs rangs respectifs.

Cela laisse donc supposer que cette année, les secousses qui les ébranleront seront plus fortes et plus puissantes que les précédentes. Finalement, cela nous renseigne, encore une fois, sur le fait que la pratique politique dans notre pays obéit d’abord à la logique lucrative et ensuite à celle idéologique.

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