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Nationale

Lutte contre les accidents de la route : De la prévention à la répression 

Lutte contre les accidents de la route :  De la prévention à la répression 

Changement d’approche dans la lutte contre les accidents de la route. La sensibilisation, qui a longtemps caractérisé toutes les opérations de prévention et de lutte contre les accidents de la route, n’a pas donné de résultats escomptés. La route continue d’ôter des vies aux automobilistes, au quotidien, en plus du nombre important de blessés enregistrés quotidiennement. Désormais, on va passer à la vitesse supérieure. Le président de la République a appelé à l’application des peines les plus lourdes pour les cas de non-respect avéré du code la route. Une infraction qualifiée de crime. 

On passe à la vitesse supérieure dans la lutte contre les accidents de la route. La question a fini par interpeller les hautes autorités du pays. Elle a été en effet discutée lors du dernier Conseil des ministres où a été exposé un dossier sur la sécurité routière. De lourdes sanctions devront ainsi tomber pour les personnes causant des accidents en raison du non-respect du code de la route.  

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que les accidents de la route exigeaient une solution coercitive. Il a, dans ce sens, souligné la nécessité d’appliquer les peines les plus lourdes pour les cas de non-respect avéré du code la route, une infraction qualifiée de crime. « Les accidents de la route exigeaient une solution coercitive compte tenu des proportions qu’a pris ce phénomène récemment », a-t-il indiqué, préconisant « l’application des peines les plus lourdes pour les cas de non-respect avéré du code la route, une infraction qualifiée de crime, ainsi que le contrôle technique des véhicules de transport tous les trois mois ». Généralement impliqués dans les accidents de la route, les poids lourds et les bus de transport en commun vont être passés à la loupe. 

Le chef de l’Etat a mis l’accent sur « le renforcement du contrôle sur les sociétés de transport par bus, à travers l’impérative rotation de conducteurs pour les longs trajets et le retrait du registre du commerce aux sociétés contrevenantes ». Des peines très lourdes à l’encontre des parties impliquées dans la délivrance de permis de conduire aux candidats non qualifiés vont être aussi appliquées, selon les instructions du Président. Toutes ces instructions vont faire l’objet d’un texte de loi qui est en préparation. C’est ce qu’a fait savoir Rachid Ghazli, sous-directeur de la sécurité routière à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). 

Dans sa déclaration à la radio nationale, il a affirmé qu’un texte de loi est « déjà finalisé avec la contribution de tous les départements, dont la DGSN, et il sera bientôt promulgué ». « Il est temps d’appliquer des mesures coercitives pour lutter contre ce fléau qui tue notre jeunesse », a-t-il souligné, évoquant le bilan macabre de cette année.  

En effet, durant les sept derniers mois de l’année en cours, les services de la DGSN ont enregistré 13 800 accidents de circulation sur le territoire national qui ont causé la mort de 1 992 personnes, dont la plupart sont des jeunes de 15 à 30 ans, selon les précisions du responsable.

Néanmoins, un autre facteur, identifié comme étant, en partie, responsable de ces accidents, à savoir l’état des routes, n’a pas été évoqué, selon les observateurs. Nombreux sont les axes routiers qui sont devenus des points noirs. Des accidents sont quotidiennement signalés, d’où la nécessité d’agir. 

Il convient de souligner que les pénuries qui caractérisent le marché des pièces détachées, notamment des véhicules lourds, ont leur part de responsabilité. Cela fait plusieurs années que l’importation des pièces détachées de toutes marques connaît des grosses perturbations. Et cela pèse lourdement sur l’état des véhicules, les rendant moins sûrs et moins fiables, et ce en dépit des contrôles techniques périodiques.

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