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Lutte contre le COVID-19: En Chine, la vie avant le business

Lutte contre le COVID-19: En Chine, la vie avant le business

« L’hôpital nous a bien pris en charge. Le personnel soignant était très prévenant envers nous. Nous les remercions sincèrement ! » Tel est le témoignage d’une septuagénaire, qui fait le récit de sa période d’hospitalisation. Elle évoque également le traitement qu’elle a pu bénéficier et grâce auquel elle a été guérie du COVID-19.

Depuis l’apparition de l’épidémie de COVID-19, les dirigeants chinois n’ont cessé de s’occuper d’abord et avant tout de la vie et à la santé de son peuple. A Wuhan, l’épicentre en Chine, en a fait la bonne expérience.

Fu Chunzhi, septuagénaire, a été malheureusement atteinte du COVID-19 en février dernier, alors que son mari était considéré comme un cas suspect. Après un traitement de dix jours à l’hôpital de médecine traditionnelle chinoise de Wuhan, ce couple âgé est de l’hôpital guéri du COVID-19.

A Wuhan, Fu Chunzhi n’est pas un cas isolé. De nombreux patients comme elle ont été également guéris de cette pathologie. Jusqu’à minuit du 18 avril, Wuhan ne comptait que 109 cas confirmés, dont 22 dans un état grave.

Toujours à Wuhan, un responsable de la Commission nationale de la Santé de Chine a affirmé que 70% de plus de 2500 patients âgés de plus de 80 ans atteints de COVID-19 ont été traités avec succès. Parmi eux, 7 patients centenaires ont été guéris. Dans une réunion du Comité central du Parti communiste chinois, tenue le 17 avril, les dirigeants ont demandé à la province du Hubei et à sa ville de Wuhan de continuer à assurer la prévention et le contrôle de l’épidémie, et de bien soigner les patients, surtout ceux se trouvant dans un état critique.

Sous la crise, le respect de la Chine pour la vie se révèle dans les détails.Après le déclenchement de l’épidémie, plus de 42 000 médecins et infirmiers de tout le pays ont été envoyés en renfort au Hubei, particulièrement à Wuhan pendant les premiers jours de cette épidémie. Afin de s’assurer de l’effectivité des soins de tous les patients, des hôpitaux spéciaux et des hôpitaux de fortune ont été rapidement montés. Des lots de fournitures médicales, y compris des équipements d’ECMO, ont été envoyés en série à Wuhan… Face à cette crise sanitaire, la plus grave depuis la fondation de la République populaire de Chine en termes de vitesse de propagation, de portée de contamination et de difficulté de prévention et de contrôle, « la vitesse chinoise », « l’envergure chinoise » et « l’efficacité chinoise » ont bien joué un rôle important dont le seul but était de sauver des vies humaines.

Des dépenses faramineuses pour la vie

Des statistiques officielles rapportent que jusqu’au 6 avril, les Chinois hospitalisés à la suite du COVID-19, ont dû dépenser chacun en moyenne 21 500 yuans, environ 2 800 euros. Les malades dans un état grave ont, eux, déboursé 150 000 yuans, presque 20 000 euros. D’autres cas beaucoup plus critiques ont nécessité jusqu’à un million de yuans. Mais la bonne nouvelle est que la plupart de ces frais ont été remboursés par l’assurance maladie. Les discussions sont en cours pour voir comment débarrasser les personnes défavorisées du montant resté non remboursé. Une démarche qui pourra apporter une solution complète aux soucis du peuple.

Les mesures chinoises pour sauver la vie sont impressionnantes. Selon Bruce Aylward, chef de la mission d’observation de l’OMS pour le COVID-19 en Chine, la Chine sait comment faire pour guérir les patients du COVID-19. Ils sont déterminés et sacrifient tout. « Ils utilisent tout ce qu’ils ont pour sauver la vie. » Dans l’un de ses reportages, Reuters a fait savoir que la Chine avait pris des mesures incroyablement difficiles pour éviter la contamination des centaines de milliers de personnes.

Effectivement, comment sauver la vie face à une crise met à l’épreuve la conscience et la compétence de tout un pays ou toute une société. Ce n’est que dans cette situation extrême que les gens pourront faire appel à une réflexion plus profonde sur les relations entre les individus et la société, ainsi les individus et l’Etat.

Des informations douloureuses circulent pendant cette période de la propagation du COVID-19. Le plus grand pays développé du monde, les Etats-Unis, comptent le plus de cas confirmés et de morts. La presse américaine affirme que le traumatisme actuellement dû à la pandémie dépasse de très loin celui vécu le 11 septembre2001, du double attentat de New York.

Selon des analystes, cette épidémie a mis en évidence des maladies chroniques de la société américaine, telles que la discrimination raciale et l’injustice sociale. Les 29 millions de patients non assurés du pays ont dû payer 35 000 dollars pour 7 jours de traitement. Les personnes de couleur sont majoritairement atteintes du COVID-19 et de nombreux morts sont enregistrées dans leurs rangs. Environ la moitié de cas confirmés et 70% des morts de Chicago sont d’origine Afro-américaine… Selon un reportage de New York Times publié le 17 avril, depuis fin février, au moins 7 000 personnes dans les maisons de retraite américaines sont mortes du COVID-19. Ce chiffre représente un cinquième des décès du pays.

Selon les observateurs, les erreurs commises par le gouvernement américain ont provoqué une catastrophe humanitaire. En enquêtant sur ses causes profondes, la suprématie du lucre et l’intensification de la polarisation entre les riches et les pauvres ont constitué des barrières à la protection de droit à la vie du peuple américain. Les Occidentaux croient au concept de « la sélection naturelle et la survie des plus aptes ». Une théorie qui contraste avec les valeurs de justice et d’égalité dont ils prêchent depuis la nuit de temps. Conséquence, les intérêts des groupes défavorisés ne sont pas pris en comptes en pleine période de crise sanitaire. De nombreux analystes estiment que la crise des modèles de gouvernance sociale occidentale et des valeurs est l’une des conséquences majeures de cette épidémie.

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