-- -- -- / -- -- --


Nationale

Lutte contre le cancer : L’heure de la riposte unifiée

Lutte contre le cancer : L’heure de la riposte unifiée
L’Etat affûte sa stratégie. 

Fin de la dispersion des efforts dans la lutte contre le cancer. Avec l’installation d’une nouvelle commission de coordination, l’Algérie mise sur la transformation numérique et le dépistage précoce pour transformer son système de soins. L’objectif est clair : rationaliser les ressources pour assurer la disponibilité permanente des traitements et des médicaments.

Conformément aux orientations du président de la République, qui accordent une attention particulière à la lutte contre le cancer, le ministre de la Santé, Mohamed Seghir Aït Messaoudène, a procédé à l’installation de la commission sectorielle de coordination chargée de la prise en charge du cancer pour la mise en œuvre de la stratégie nationale à l’horizon 2035. C’est ce qu’a indiqué, ce mercredi, un communiqué du ministère.

A cette occasion, le ministre a salué les efforts de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, présidée par Adda BounedjarAdda Bounedjar Chef de service Oncologie Médicale Centre Anti Cancer CAC BLIDA. Président société Algérienne de Formation et de la Recherche en Oncologie SAFRO. Vice président Arab Médical Association Against AMAAC, soulignant que les conclusions des assises nationales constituent « une base de données riche et un référentiel scientifique et stratégique majeur » pour la mise en œuvre de la stratégie nationale à l’horizon 2035.

Il a ajouté que la nouvelle commission aura pour mission de « mettre en place un cadre permanent de concertation, proposer des orientations et assurer la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre le cancer », tout en œuvrant à « améliorer le parcours de soins des patients et unifier les protocoles thérapeutiques ». Pour ce faire, il a soutenu l’impératif de « renforcer les capacités des structures de santé, améliorer la prise en charge des malades et garantir la disponibilité des médicaments anticancéreux », soulignant l’importance d’un dispositif de suivi permettant « une utilisation optimale des moyens thérapeutiques ».

Evoquant les perspectives du secteur, il a affirmé que « les conclusions des assises nationales constituent une base de données riche et un référentiel scientifique et stratégique majeur », qui servira à « la mise en œuvre effective de la stratégie nationale de lutte contre le cancer à l’horizon 2035 ». Dans le même sillage, le ministre a mis en avant la transformation numérique du secteur, estimant qu’il est essentiel de « valoriser les acquis réalisés, notamment à travers les plateformes numériques comme le fonds cancer et le dossier médical électronique », lesquelles contribueront à « améliorer la qualité et la continuité des services de santé ».

Concernant l’installation de la commission, le ministère a fait savoir qu’elle répond également aux orientations du dernier Conseil des ministres, qui préconisent « une approche nationale globale fondée sur la prévention, le dépistage précoce et l’efficacité des traitements. La nouvelle instance se veut un outil opérationnel capable de coordonner l’action des différents intervenants du secteur, qu’il s’agisse des établissements hospitaliers, des centres spécialisés, des professionnels de santé ou encore des instances de recherche. L’objectif étant d’éviter les dispersions et d’assurer une meilleure cohérence dans la mise

en œuvre des politiques publiques en matière de lutte contre le cancer. Elle devra également jouer un rôle prépondérant dans le renforcement du dépistage précoce, considéré comme un levier essentiel pour réduire la mortalité liée à cette maladie. A ce titre, des campagnes de sensibilisation plus ciblées et régulières devraient être encouragées, en particulier en direction des populations à risque, afin de favoriser un diagnostic à un stade moins avancé de la maladie.

Le développement des infrastructures constitue un autre axe majeur de la feuille de route de ladite commission. Elle sera ainsi appelée à accompagner l’extension des services d’oncologie et de radiothérapie à travers le territoire national, dans le but de réduire les inégalités d’accès aux soins et de rapprocher les traitements des patients, notamment dans les régions éloignées. Par ailleurs, l’accent sera mis sur la formation continue des professionnels de santé, ainsi que sur le soutien à la recherche scientifique. Ces deux volets sont jugés indispensables pour améliorer les pratiques médicales, intégrer les innovations thérapeutiques et adapter les protocoles aux évolutions de la maladie.

La question du financement n’est pas en reste. La rationalisation des ressources, évoquée par le ministère, ambitionne de garantir une utilisation plus efficiente des budgets alloués à la lutte contre le cancer. Il s’agit notamment de prioriser les programmes à fort impact et d’assurer une meilleure traçabilité des dépenses, dans un contexte où les coûts des traitements ne cessent d’augmenter.

De plus, la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation devrait permettre de mesurer l’efficacité des actions engagées et d’ajuster les stratégies en conséquence. Il convient de noter que cette approche fondée sur les résultats s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation du système de santé et d’amélioration continue de la qualité des soins. A travers cette initiative, les autorités entendent ainsi franchir une nouvelle étape dans la structuration de la lutte contre le cancer. Une ambition qui repose sur une vision à long terme, mais dont les retombées sont attendues dès les prochaines années, tant en matière de prévention que de prise en charge des patients.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email