Lutte anticorruption : L’appel à la jeunesse
Plaçant les nouvelles générations au centre de la dynamique de moralisation de la vie publique, le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), Mustapha Hidaoui, et la présidente de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, Salima Mousserati, ont présidé, jeudi à Alger, une session de formation consacrée à la promotion de l’intégrité et à l’ancrage de la culture de dénonciation de la corruption.
Lors de son allocution d’ouverture, M. Hidaoui a affirmé que cette rencontre œuvre à « ancrer la culture de l’intégrité et de la lutte contre la corruption au sein de la jeunesse, tout en renforçant sa participation aux différentes initiatives nationales afin de contribuer activement à la vie publique et aux processus de prise de décision ».
Le ministre a ajouté qu’en plus de la transmission de connaissances juridiques et institutionnelles, cette initiative œuvre surtout à « construire une conscience collective fondée sur le sens de la responsabilité, la vigilance citoyenne et l’engagement au service de l’intérêt général ».
Il a également affirmé que la transparence « ne peut demeurer un principe abstrait inscrit uniquement dans les textes », mais doit « devenir une pratique quotidienne et un réflexe citoyen chez chaque jeune Algérien ». L’intégrité, a-t-il ajouté, constitue aujourd’hui « un enjeu stratégique pour la crédibilité de l’action publique et pour le renforcement de la confiance entre les institutions et les citoyens ».
En outre, dans une approche participative, M. Hidaoui a estimé que « renforcer la présence des jeunes dans les différentes initiatives nationales à travers des activités innovantes » représente une condition essentielle pour assurer la continuité des efforts engagés dans la moralisation de la vie publique.
Il a également appelé à impliquer davantage les organisations estudiantines, les mouvements associatifs et les créateurs de contenu numérique, qu’il a qualifiés de « partenaires essentiels dans la sensibilisation et la diffusion des valeurs de probité et de bonne gouvernance ».
Le ministre a tenu à faire valoir que « la jeunesse algérienne dispose des capacités intellectuelles, de l’énergie et de la créativité nécessaires pour porter un véritable projet sociétal de moralisation de la vie publique », considérant que l’engagement des nouvelles générations constitue « un gage de continuité et de renouvellement dans la lutte contre les pratiques déviantes ».
Il a souligné que « l’Algérie de demain se construit aujourd’hui dans les universités, les espaces associatifs et les plates-formes numériques », présentés comme des incubateurs des valeurs citoyennes et de la responsabilité collective.
De son côté, Salima Mousserati a replacé la lutte contre la corruption dans une perspective globale, affirmant que ce combat constitue « un projet sociétal et moral fondé sur la conscience citoyenne et le sens des responsabilités individuelles et collectives ».
Elle a mis en avant le rôle central de la jeunesse, en raison de « sa capacité d’influence et de son rôle moteur dans l’évolution des mentalités et des comportements sociaux ».
La responsable a invité les jeunes participants à « s’engager activement dans la diffusion des valeurs d’intégrité au sein de leurs universités, quartiers, institutions et environnements numériques », les encourageant à contribuer aux campagnes de sensibilisation, à rejoindre les associations spécialisées dans la prévention de la corruption et à proposer des initiatives concrètes susceptibles de « renforcer les principes de bonne gouvernance ».
Par ailleurs, elle a exhorté les jeunes à signaler, par les voies légales, « toutes les formes de corruption », les qualifiant de « première ligne de défense pour bâtir une société juste, transparente et intègre », ainsi que de « véritables acteurs du changement auquel aspire l’Algérie ».