L’USMA tenue en échec par l’OC Safi au 5 Juillet : L’USMA n’est pas encore éliminée
Les joueurs de l’USM Alger n’ont pas pu battre ce samedi, au stade du 5 Juillet d’Alger, l’équipe marocaine de l’OC Safi qui lui a imposé le nul (0-0), pour le compte du match aller de la demi-finale de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF), par manque de réalisme. Les joueurs de l’USMA ont bien débuté la partie en jouant bien et en dominant les débats, mais avec beaucoup de précipitations. Ce qui explique le manque de réalisme des Rouge et Noir en dépit de leur domination de cette première mi-temps. Le staff technique de l’Olympique Safi a bien préparé son équipe pour jouer défensivement, défendant corps et âme leur cage.
Ce qui a mis en difficulté les joueurs de l’USMA qui ont multiplié les actions offensives dans la perspective de marquer ce premier but, synonyme d’avantage pratique. Et là, les Marocains ont alors tenté de profiter des contres pour surprendre les joueurs usmistes très portés sur l’offensive. D’ailleurs, Rahouli a bien raté un but en tirant en force des 18 mètres avant de voir sa balle frôler la barre transversale du gardien Oussama Benbot (12’). Par la suite, et quatre minutes plus tard, les joueurs usmistes réclament un penalty pour Khaldi, mais l’arbitre refuse, estimant que c’est une simulation, en avertissant le joueur d’un carton jaune. Puis, c’est Dehiri qui commet une faute et qui aurait pu lui coûter un but par l’attaque de Safi.
Encouragés, les joueurs marocains cherchent alors à marquer en premier. L’attaquant Khenous décroche un tir puissant de l’extérieur de la surface à la 40e minute, et Benbot repousse la balle, sauvant sa cage. Enfin, pour cette première mi-temps, les usmistes ont raté deux occasions par Khaldi et Ghacha dont la frappe a été repoussée par le gardien, le ballon revenant dans les pieds de Khaldi, qui ne parvint pas à conclure. De retour des vestiaires, les usmistes se ruent dans le camp marocain pour tenter de marquer ce fameux but, tant recherché. On notera d’ailleurs Tendeng qui a raté son tir (60’), puis Redouani qui met sa balle sur la transversale (70’).
Par la suite, un télescopage a eu lieu entre Dehiri et le gardien de but de Safi au moment où ce dernier a même boxé la tête de l’usmiste. Et c’est l’arbitre qui intervient pour calmer les esprits commençant à s’échauffer. A la 80e minute, les Safiots seront réduits à dix, à la suite de l’expulsion du gardien de but Akbi pour avoir agressé Dehiri. Malgré l’infériorité numérique de l’adversaire, les Rouge et Noir ne réussiront pas à débloquer la situation, avec une seule occasion dangereuse créée par Khaldi à la suite d’un puissant tir, mais le gardien de but adverse est à la parade pour dévier la balle, cela se passait à la 85e minute.
Ensuite, le coach N’Diaye jouera le tout pour le tout. Il passe au 4-3-3 et incorpore Kamagaté et Benayad, mais l’équipe ne parviendra pas à trouver la faille. Le temps réglementaire s’achève, l’arbitre ajoute dix minutes comme temps additionnel, mais ça ne va pas suffire pour marquer au moins un but. Le match s’achève donc sur le score de zéro partout. Un résultat négatif certes, mais l’USMA garde ses chances intactes, à condition d’aller chercher la qualification au match retour, prévu dimanche prochain le 19 avril au stade de Safi.
Les joueurs de l’USMA mettent une grosse pression dans le camp adverse, mais les joueurs de Safi se sont bien défendus au point de terminer la rencontre sur ce score de parité de zéro partout. Tout est donc à refaire, samedi prochain, lors du match retour décisif qui se jouera en terre marocaine.
But refusé de Draoui, ce que dit le règlement
La polémique enfle à l’issue de la demi-finale aller de la Coupe de la Confédération entre l’USM Alger et l’OC Safi. Au cœur des débats, le but inscrit par Zakaria Draoui, refusé par l’arbitre égyptien Amir Omar dans des circonstances qui suscitent incompréhension et indignation. Selon les lois du jeu, notamment la loi 9 de l’IFAB, le contact entre le ballon et l’arbitre n’entraîne pas systématiquement l’arrêt du jeu.
L’interruption ne s’impose que si ce contact modifie clairement le cours de l’action : changement de possession, déclenchement d’une attaque prometteuse ou but inscrit directement après la déviation. Or, dans l’action litigieuse, aucun de ces critères ne semble rempli. Le ballon, bien qu’ayant effleuré l’arbitre, n’a ni changé de possession, ni généré une nouvelle phase offensive distincte, ni été directement propulsé au fond des filets.
L’action s’est poursuivie dans sa continuité naturelle jusqu’à la conclusion de Draoui. Dans ce cas précis, le règlement est clair : le but devait être validé. Plus troublant encore, l’arbitre n’a pas interrompu le jeu immédiatement, laissant l’action aller à son terme avant de revenir sur sa décision, s’appuyant sur l’assistance vidéo. Une démarche qui interroge, tant elle semble en décalage avec l’interprétation stricte des lois du jeu.
Cette décision n’est pas anodine. Elle a directement influencé le résultat final d’une rencontre que les Algérois ont largement dominée, sans parvenir à concrétiser leur supériorité. En refusant un but parfaitement valable, Amir Omar a privé l’USMA d’un avantage précieux avant le match retour. Dans une double confrontation où chaque détail compte, cette erreur d’appréciation pourrait peser très lourd dans la balance au moment de désigner le finaliste. L’USMA, déjà frustrée par le nul vierge (0-0), devra désormais réaliser un exploit au Maroc pour espérer renverser la situation. Plus qu’une simple décision arbitrale, c’est toute une dynamique qui a été brisée. Et à ce niveau de compétition, les conséquences peuvent être irréversibles.