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Nationale

L’urgence d’une prise en charge

L’urgence d’une prise en charge

L’heureux dénouement de l’affaire du kidnapping du petit Amine Yarichéne, libéré grâce à une minutieuse enquête menée par la Gendarmerie nationale, ne doit pas faire oublier les souffrances des enfants en difficulté, confrontés aux dangers d’enlèvement, de séquestration et d’agressions dans de nombreux quartiers.

On pense aux enfants sans domicile fixe (SDF) qui peuplent les rues de nombre de villes algériennes, et qui peuvent à tout moment être kidnappés ou maltraités. En 2012, le ministère de la Solidarité nationale a annoncé qu’ils étaient 11 000 enfants sans domicile fixe à errer dans les rues algériennes, précisant que ce chiffre a été établi en 2012. Le nombre aurait augmenté avec le rythme des expulsions de familles de leur logement et, avec, la déperdition scolaire, d’après une source proche de ce département ministériel.

Ils seraient, aujourd’hui, près de 20 000 enfants SDF dans la rue. L’augmentation du nombre d’enfants sans domicile fixe est constatée pendant les patrouilles nocturnes faites par plusieurs structures, dont le Samu social qui multiplie les efforts pour venir en aide à cette frange de la société.

Cependant, ces structures ne peuvent aller au-delà des moyens matériels disponibles et le problème des enfants SDF, malgré tous les efforts consentis, est toujours là, allongeant la souffrance des enfants en difficulté.

« En chacun de ces enfants je vois un éventuel petit Amine », dit un passant, faisant allusion au kidnapping de Amine Yarichéne. Le danger guettant ces enfants est quotidien, comme celui d’être enlevés, d’être percutés par une voiture ou agressés.

La nuit, nombreux parmi ces enfants passent la nuit dans des jardins publics ou à même la chaussée. Certains font partie de ceux des familles expulsées de chez elles, d’autres hantent les rues, seuls. Pour subvenir à leurs besoins, ils vendent des cigarettes ou d’autres produits. D’autres font dans la mendicité.

Abdelhamid est un enfant de 11 ans rencontré aux alentours de la Grande Poste, au centre d’Alger. « Je vis dans la rue depuis une année et je me débrouille en vendant des cigarettes et en essuyant les vitres des voitures de passage », nous dit-il, mais tout en refusant de relater son histoire.

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