L’UPA dénonce les agressions israéliennes contre les palestiniens
L’Union parlementaire arabe (UPA), par la voix de son président Ibrahim Boughali, également président de l’Assemblée populaire nationale (APN), a réitéré, ce mardi, son soutien « central » au peuple palestinien à l’approche de la commémoration de la Nakba du 15 mai 1948, appelant la communauté internationale à traduire en actes les résolutions de la légalité internationale au regard de la poursuite des violations sionistes qualifiées de barbares contre les Palestiniens.
Dans son communiqué à la tonalité ferme, l’UPA a replacé la commémoration de la Nakba dans son contexte historique et politique, rappelant que cette tragédie ne relevait pas uniquement du seul devoir de mémoire, du moment qu’elle constitue, à l’heure actuelle, une réalité vécue au quotidien sous l’effet de l’occupation sioniste, des politiques de discrimination raciale et des violations continues des droits fondamentaux du peuple palestinien. De ce point de vue, il convient de noter que de nombreux chercheurs et activistes emploient le concept de « Nakba continuelle ».
Dans le même registre, l’Union a rappelé que la Nakba de 1948 avait provoqué l’exode forcé de plus de 750 000 Palestiniens de leurs terres et de leurs foyers, en entraînant la destruction de plus de 500 villages et villes palestiniens. À noter que les blessures de la Nakba restent encore vives, les descendants des Palestiniens contraints à l’exil étant toujours empêchés de retourner sur leurs terres et dans leurs foyers.
Le texte a d’ailleurs fait écho aux massacres commis à cette période, considérés comme « les stigmates persistants d’une injustice historique ». Dans un langage politique particulièrement appuyé, l’Union a alors dénoncé la poursuite des « violations barbares » commises contre le peuple palestinien, soutenant de nouveau que la situation dans les territoires occupés reflète manifestement « une réalité quotidienne sous l’occupation et la discrimination raciale ».
L’UPA a pointé du doigt la poursuite du blocus imposé à la bande de Gaza, les politiques de colonisation menées en Cisjordanie, en sus de l’expansion des implantations dans les territoires palestiniens occupés. De plus, l’Union n’a pas manqué de dénoncer les politiques de judaïsation visant El-Qods, déclarant que celles-ci relèvent d’une stratégie de modification du caractère historique, démographique et civilisationnel du site religieux en question.
Parallèlement, le texte a mis en cause les pratiques assimilées à un « nettoyage ethnique », évoquant les arrestations massives, les assassinats quotidiens, outre la destruction systématique des infrastructures civiles et des habitations palestiniennes.
L’Union a, au demeurant, soutenu que ces pratiques sont une violation flagrante des principes du droit international et des résolutions onusiennes, accusant l’entité sioniste de poursuivre une politique d’escalade et de fuite en avant, au mépris des appels internationaux réclamant la protection des civils palestiniens.
Dans cette optique, l’UPA a réitéré son soutien « absolu » à la lutte légitime du peuple palestinien pour le recouvrement de l’ensemble de ses droits inaliénables. Elle a insisté, en particulier, sur le droit au retour des réfugiés et des déplacés palestiniens vers leurs foyers et leurs propriétés, conformément à la résolution 194 des Nations unies, adoptée à l’ONU le 11 décembre 1948.
Il a également été remis au premier plan « le droit du peuple palestinien à l’autodétermination », au même titre que « son droit à l’établissement d’un État palestinien indépendant et pleinement souverain sur les frontières du 4 juin 1967, avec El-Qods pour capitale ».
Plus encore, l’UPA a plaidé pour la fin de l’occupation de l’ensemble des territoires occupés, jugeant qu’aucune stabilité durable ne pourrait être envisagée, étant donné que la région demeure soumise à la logique de l’occupation et du déni des droits nationaux palestiniens.
De ce fait, l’Union a appelé la communauté internationale, le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies à assumer leurs responsabilités morales et juridiques, en vue de mettre fin à l’occupation, de garantir une protection internationale au peuple palestinien et d’appliquer les résolutions appropriées de la légalité internationale.
Dans ce cadre, l’UPA a exhorté les organisations parlementaires régionales et internationales à hausser le ton et à intensifier les pressions diplomatiques afin de « permettre au peuple palestinien d’exercer ses droits légitimes », toujours en conformité avec les résolutions internationales. Elle a, ainsi, laissé entendre que l’inaction des instances internationales contribue à prolonger la crise.
En guise de conclusion, l’organisation a soutenu qu’aucune paix juste, globale et durable ne pourra voir le jour sans la fin de l’occupation et sans la restauration pleine et entière de la souveraineté du peuple palestinien sur sa terre. « La résilience du peuple palestinien constitue une source de fierté et d’inspiration pour la nation arabe et pour tous les peuples libres du monde », a conclu le communiqué.