L’université d’Oran 1 : Là où l’histoire étudiante s’écrit depuis 1963
À l’occasion de la commémoration du 69ᵉ anniversaire de la Journée nationale de l’Étudiant, l’université Oran 1 Ahmed Ben Bella, première institution universitaire créée après l’indépendance, a été mise à l’honneur. Des hommages rendus aux figures de la lutte estudiantine et à l’engagement des jeunes générations au service de la nation.
« Il y a de quoi être fiers de se retrouver aujourd’hui dans cet établissement », a déclaré hier le wali d’Oran, Samir Chibani, dans son allocution prononcée à l’occasion de la commémoration du 69ᵉ anniversaire de la Journée nationale de l’Étudiant.
Les cérémonies ont débuté au mémorial de l’université Oran 1 Ahmed Ben Bella. Le wali s’est ensuite rendu au complexe Dr Taleb Slimane Mourad, également rattaché à cette université, pour visiter une exposition installée sur la place du complexe, mettant en valeur les réalisations des étudiants.
À cette occasion, le wali a rappelé que cette 69ᵉ commémoration rend hommage à la grève héroïque menée, le 19 mai 1956, par les étudiants des universités, lycées et écoles à travers tout le territoire national, et même à l’étranger.
Il a souligné que cette journée mémorielle revêt une forte portée symbolique, car elle incarne le sens du sacrifice et de l’engagement, sans pour autant oublier les contributions précieuses de ceux qui les ont précédés. Il a notamment cité l’exemple de Zeddour Brahim Belkacem, fils de la ville d’Oran et de l’Algérie, considéré comme le premier étudiant martyr, enlevé et lâchement assassiné par le colonialisme au début de la glorieuse Révolution.
De son côté, le président du bureau de l’Organisation nationale des moudjahidine de la wilaya d’Oran, également présent à la cérémonie, a déclaré que le 19 mai 1956, les étudiants algériens avaient inscrit une épopée immortelle dans l’histoire nationale.
« Ce jour-là, ils ont volontairement et en toute conscience posé leurs stylos pour rejoindre les fronts du combat, convaincus que le véritable savoir est celui qui se met au service de la patrie, et que la mission de l’étudiant est indissociable de celle du moudjahid », a-t-il affirmé.
Il a ajouté que les étudiants de cette génération ont porté le flambeau de la libération, transformant les universités en tribunes de conscience, et les salles de classe en véritables écoles de la révolution. Ils ont ainsi prouvé au monde entier que l’intellectuel peut être à la fois un guide dans la pensée et un soldat au service de la dignité et de la souveraineté.