L’ultime traversée de Youcef Zerarka… Entre mer, ciel et Casbah
Ce vendredi 24 avril, le silence s’est emparé d’un flanc d’Alger pour saluer le départ de l’un de ses plus dignes enfants. Youcef Zerarka repose désormais dans la terre d’El Kettar, ce cimetière mythique qui ne se contente pas de surplomber la baie, mais qui agit comme un trait d’union éternel entre les géographies de sa vie.
Il y a une symbolique puissante dans ce dernier voyage. El Kettar se dresse à la jonction exacte de son éveil: Bab El Oued le quartier de l’enfance, dont il gardait la gouaille, la générosité et cette lumière particulière, la Casbah la cité millénaire où il a forgé son esprit, arpentant les couloirs du CEM la victoire et le Lycée Okba.
La foule immense qui a convergé vers la mosquée Ennour à Climat de France et El Kettar témoignent de l’empreinte indélébile qu’il laisse derrière lui. On y croise ses anciens collègues de l’APS, des plumes acérées de la presse nationale, ainsi qu’une multitude d’amis, de proches et de connaissances venus de tous horizons.
Ce n’est pas seulement le journaliste que l’on pleure, mais l’homme de culture, l’ami fidèle et le mentor discret. Les regards embués et les échanges à voix basse dans les allées du cimetière disent tout de la dimension de l’événement. Youcef était un fédérateur, un pont entre les générations de communicateurs.
Son héritage humain, intellectuel et sa droiture continueront de résonner dans les rédactions et dans le cœur de ceux qui ont eu le privilège de croiser sa route.
Repose en paix, Youcef. La Casbah et Bab El Oued veilleront désormais sur ton sommeil.