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Nationale

L’UE veut plus de gaz algérien

L’UE veut plus de gaz algérien

Le commissaire à l’énergie de l’UE, Miguel Arias Canete, milite pour le développement de la coopération énergétique entre l’Union européenne et l’Algérie.

Il invoque dans une contribution au magazine européen « The Parliament », publiée le 4 janvier dernier l’impératif de sécurité énergétique de l’Union pour diversifier son approvisionnement en gaz et réduire sa dépendance à l’égard de la Russie.Le commissaire européen cite trois priorités : redoubler les efforts en faveur du corridor sud, développer le marché européen du GNL et établir un hub méditerranéen en relançant le partenariat euro-méditerranéen pour l’énergie. 

Pour ce faire, l’Europe est en train d’établir des plateformes de dialogue et de coopération dans trois domaines : le gaz naturel, l’intégration des systèmes électriques, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, sous la coordination de l’Union pour la Méditerranée (UFM). La plateforme pour le gaz existe depuis le 11 juin 2015.

L’Algérie, troisième fournisseur de gaz de l’UE, dernière la Russie et la Norvège, s’est toujours montrée fiable ; et l’UE est le premier importateur de gaz algérien, même si les importations de gaz vers l’UE suivent une tendance à la baisse depuis 2013, du fait d’une baisse de la production (à 79-88 milliards de m3/an depuis 2000), et de la hausse de la consommation algérienne (32 milliards de m3 en 2013) et de la baisse de la consommation européenne.

Les exportations de gaz de l’Algérie sont tombées à 43 milliards de m3 en 2013, dont 25 milliards par gazoducs (largement en dessous de leur capacité de 54 milliards de m3/an) et 15 milliards de m3 sous forme de GNL, pour une capacité de 40 milliards de m3/an). 

Mais le potentiel gazier de l’Algérie reste énorme (4 500 milliards de m3 de réserves prouvées), non comprises ses réserves de gaz de schiste, évaluées par l’EIA américaine à 20 000 milliards de m3 de réserves récupérables. Mieux encore, le pays dispose également d’un énorme potentiel dans le domaine des énergies renouvelables pour le développement.

Les ressources de l’Algérie dans le solaire et l’éolien sont immenses. Selon ce commissaire, l’obstacle actuel à leur développement est le coût du capital. Selon lui, les banques européennes (BEI, BERD) peuvent fournir une assistance technique et financière à l’Algérie pour améliorer les conditions financières de tels projets.

A moyen terme, les énergies renouvelables pourraient générer une part importante de la production d’électricité, aujourd’hui assurée à 92% par le gaz, libérant des quantités additionnelles de gaz pour l’exportation.

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