Lourdes pertes infligées par la résistance : L’enlisement de l’armée sioniste à Ghaza
Israël poursuit ses opérations barbares contre les populations civiles dans la bande de Ghaza. Un autre massacre a été commis ce soir contre un camp de réfugiés, à El Maghazi, au nord de l’enclave.
Un bombardement qui aurait fait plusieurs dizaines de morts parmi les femmes et les enfants. Ces raids sauvages se déroulent en dépit des appels à un arrêt immédiat des attaques sionistes, lancés par la communauté internationale et des ONGONG Une organisation non gouvernementale (ONG) est une association à but non lucratif, d'intérêt public, qui ne relève ni de l'État, ni d'institutions internationales humanitaires. Pire encore, Tel Aviv a même rejeté l’idée de « pause humanitaire » réclamée par son allié et protecteur, les Etats-Unis.
Quelques 9.883 Palestiniens sont tombés en martyrs et plus de 26 000 ont été blessés, depuis le début de l’agression sioniste contre les Palestiniens à Ghaza et en Cisjordanie occupée, selon un dernier bilan annoncé par le ministère palestinien de la Santé.
Le ministère a révélé dans son bilan quotidien que 9730 martyrs ont été enregistrés dans la bande de Ghaza et plus de 24.000 personnes ont été blessés, tandis qu’en Cisjordanie le nombre de martyrs a atteint 153 et 2.200 blessés depuis le 7 octobre dernier, alors que plus de deux tiers d’entre eux sont des femmes, des enfants et des personnes âgées.
Parallèlement à ces bombardements aveugles contre les civils, des sources évoquent la poursuite de combats meurtriers dans plusieurs zones de Ghaza, notamment dans le Nord. Les combattants du Hamas ont infligé des lourdes pertes à l’armée sioniste.
Des vidéos ont montré la destruction d’une vingtaine de chars et tanks de l’armée sioniste. Ces opérations de la résistance ont certainement démoralisé les israéliens, notamment avec l’annonce officielle des bilans de pertes. Pour certains médias, l’armée sioniste s’embourbe dans la bande de Ghaza et subit d’importants revers en tentant de couper le territoire en deux et d’encercler la branche armée de Hamas.
Selon des experts militaires indépendants, l’armée sioniste cache le chiffre réel de ses pertes et ne veut pas montrer l’ampleur de ses échecs dans son incursion dans ce territoire. C’est sans doute pour cela qu’on explique le recours au pilonnage systématique des habitations en ruine et des bombardements à l’artillerie lourde sur les décombres. D’après un responsable américain, 350 000 à 400 000 personnes se trouveraient encore dans le Nord, où se concentre l’essentiel des combats et des accrochages.
L’ampleur des pertes sionistes a certainement poussé un ministre ultra-sioniste à affirmer qu’un recours à la bombe nucléaire à Gaza, dans la guerre contre le Hamas palestinien, était « une option ». Ce ministre du patrimoine, Amichay Eliyahu, a affirmé dans une interview à une radio qu’il n’était pas entièrement satisfait de l’ampleur des agressions israéliennes dans le territoire palestinien.
Au journaliste qui lui demandait à la lumière de ses propos si la solution serait à ses yeux de larguer « une sorte de bombe nucléaire sur toute la bande de Gaza, la raser et tuer tout le monde », le ministre avait répondu : « C’est une option. » Suscitant un tollé à travers le monde, cette déclaration démontre une fois encore le visage hideux des sinistres sionistes et leur idéologie macabre contre tout ce qui s’oppose à leurs desseins, une idéologie raciste, basée sur le mépris de l’Autre et sa négation totale.
Par ailleurs, le président palestinien Mahmoud Abbas a lié, ce dimanche, un retour de l’Autorité palestinienne à Gaza à l’issue de la guerre entre Israël et le Hamas à un « règlement politique » englobant aussi la Cisjordanie et El Qods-Est occupées. « La bande de Gaza est partie intégrante de l’Etat de Palestine, nous prendrons nos responsabilités entières dans le cadre d’une solution politique globale pour la Cisjordanie, Qods-Est et la bande de Gaza », a-t-il affirmé lors de la réception du secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken.
Mardi, devant le Congrès américain, Antony Blinken avait affirmé que l’Autorité palestinienne devrait reprendre « à un moment donné » le contrôle de la bande de Gaza au Hamas, et que de tierces parties internationales pourraient peut-être jouer un rôle lors d’une période intérimaire. « A un moment donné, ce qui aurait le plus de sens, ce serait qu’une Autorité palestinienne efficace et revigorée ait la responsabilité de la gouvernance et, à terme, de la sécurité de Gaza », avait-il déclaré lors d’une audition interrompue à plusieurs reprises par des manifestants exigeant de « sauver les enfants de Gaza ».
Poursuite des manifestations à travers le monde
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté également à travers le monde, en Asie, en Europe, en Afrique ou aux Etats-Unis en solidarité avec les Palestiniens de Ghaza soumis à un véritable génocide.
A Londres, des milliers de personnes – 30.000 selon la police – ont manifesté à Trafalgar Square pour le quatrième samedi consécutif, réclamant un « cessez-le-feu immédiat » et la « fin du massacre » à Ghaza.
« Free Palestine » (Libérez la Palestine) ont scandé en France des milliers de manifestants dont 19.000 à Paris, 5.000 à Lyon et 1.500 à Strasbourg, où le cortège était coloré de très nombreux drapeaux palestiniens.
A Berlin, plus de 3.500 personnes se sont rassemblées sur la célèbre Alexander-Platz, souvent en famille, avec leurs enfants. Sur les pancartes, on pouvait lire « Save Ghaza » (Sauvez Ghaza), « Stop genocide » ou « Ceasefire » (Cessez-le-feu).
En Iran, des centaines de rassemblements ont été organisés dans 1.200 villes du pays, notamment à Mashhad (nord-est), Ispahan (centre) et Chiraz (sud) pour dénoncer l’entité sioniste et leur allié, les Etats-Unis, et soutenir les Palestiniens.
Une imposante manifestation a été organisée également à Buenos Aires en Argentine en réponse notamment à l’appel du lauréat du prix Nobel de la paix, Pérez Esquival, en solidarité avec le peuple palestinien.
Et dans la capitale chilienne, Santiago, des milliers de personnes ont dénoncé « le soutien politique et militaire des Etats-Unis et de certains pays occidentaux aux massacres odieux » perpétrés contre des innocents, exigeant un cessez-le-feu immédiat à Ghaza et le respect du droit international humanitaire et de toutes les conventions internationales.
Au Sénégal aussi, devant la grande mosquée de Dakar, une manifestation de soutien aux Palestiniens a mobilisé environ 200 personnes, tandis qu’à Lahore (Pakistan), les participants à une manifestation pro-palestinienne ont brandi des pancartes « Save Ghaza !» et des drapeaux palestiniens.
A Washington enfin, des milliers de manifestants venus de plusieurs villes du pays ont demandé la fin du génocide qui se déroule dans la bande de Ghaza, dénonçant la complicité du président américain Joe Biden avec l’entité sioniste et assurant qu’ils ne voteront pas pour les démocrates lors de la présidentielle de l’année prochaine.