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Nationale

Louisa Hanoune : «La presse satirique est une forme d’expression»

Louisa Hanoune : «La presse satirique est une forme d’expression»

Le porte-parole du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, a contesté l’avertissement verbal de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav) à l’adresse de la chaîne de télévision privée KBC en considérant que la réaction du pouvoir à l’égard des chaînes privées est une atteinte à la liberté d’expression.

L’instance de régulation a annoncé récemment que son président, Miloud Chorfi, avait convoqué le directeur de KBC (la chaîne appartenant au journal El Khabar) à qui il a adressé un avertissement verbal au motif de dépassements répétés dans les émissions « Allô oui » et « Jornan el-gosto » ; deux programmes satiriques qui tournent en dérision des personnalités connues dont des responsables de l’Etat.

« L’émission satirique est un moyen de faire passer le message, tout comme la caricature ou le poème. Elle est indissociable de la liberté d’expression », a déclaré hier Louisa Hanoune, lors d’une conférence de presse au siège de son parti.

Elle a souligné que de telles émissions existent bien dans la plupart des pays du monde en citant les Guignols de l’info de Canal+ qui touche des personnalités du monde Hanoune politique et du monde actuel. Encore une fois, Louisa pointe du doigt « l’oligarchie » qui serait à l’origine de cet acte répressif, « pour faire taire la vérité sur certaines questions d’actualité », a-t-elle accusé.

Le porte-parole du PT s’est interrogée sur l’utilité de la dernière instruction du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, adressée aux membres du gouvernement à l’effet d’entamer l’opération de remise à l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (Onplc) des déclarations de patrimoine relatives aux agents publics. Pour elle, cette instruction est « une plaisanterie » car il existe des « corrompus » au sein même de ce gouvernement. « Certains ministres sont directement impliqués dans l’affaire El Khalifa », a-t-elle encore accusé.

Le leader du parti socialiste se demande si le président de la République est au courant des graves dérives que connaît le pays et s’interroger sur sa passivité face « au virage brutal vers l’ultralibéralisme qui se fait en son nom ».
Fervent défenseur de la classe ouvrière, Louisa Hanoune n’a pas manqué de dénoncer le licenciement de deux syndicalistes de Setram d’Oran ainsi que le refus du DG de Peugeot Algérie de permettre à 250 employés algériens de créer leur syndicat. 

Au terme de sa conférence de presse, elle est revenue sur la loi de finances complémentaire 2015 et le projet de loi de finances pour 2016, en considérant que ces lois ne sont pas pour alléger les difficultés financières qui pèsent sur l’Etat algérien depuis la chute brutale des cours du pétrole. Elle a critiqué encore une fois la restriction des recrutements dans les secteurs dépendant de la fonction publique où un nouveau recrutement devrait égaler trois départs à la retraite.

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