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Nationale

Louh : «la nécessité du combat contre le terrorisme avec les exigences des droits de l’homme »

Louh : «la nécessité du combat contre le terrorisme avec les exigences des droits de l’homme »

Les travaux de la 20e rencontre annuelle du groupe régional africain de l’Union internationale des magistrats ont été clôturés hier par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, à l’hôtel Sofitel d’Alger.

En marge de la clôture de cette réunion qui s’est tenue à l’hôtel Sofitel durant trois jours , sous le thème « La lutte contre le terrorisme et les droits de l’homme », Tayeb Louh a indiqué que « le sujet du contre-terrorisme et les droits de l’homme a suscité un intérêt considérable, notamment pour l’Algérie et le continent africain ».

Dans ce contexte, il rappellera la « douloureuse » décennie du terrorisme vécue par l’Algérie, qui s’était retrouvée « seule » et « isolée » face au phénomène terroriste, avant d’avertir que « les interconnexions du terrorisme avec la criminalité transnationale évoluent de plus en plus ». « En dépit d’un contexte régional tendu ayant donné naissance à des crises internes dans certains pays voisins ».

« Aujourd’hui, l’Algérie mobilise d’importants moyens pour contrer les différentes formes de criminalité découlant d’une telle situation, parallèlement au déploiement de sa diplomatie pour la recherche de solutions pacifiques à ces crises, basées sur le dialogue », a-t-il ajouté devant une assistance composée de plus d’une trentaine d’invités représentant une dizaine de pays, comme le Congo, le Sénégal et l’Afrique du Sud.

A l’issue de cette rencontre, 12 point ont été recommandés. Le renforcement du contrôle par le pouvoir judiciaire, garant des droits et libertés fondamentaux, sur les mesures restrictives, en vue de concilier la nécessité du combat contre le terrorisme avec les exigences des droits de l’homme. Le renforcement de la coopération qui nécessite une meilleure organisation et une sélection rigoureuse des demandes d’extradition en vue d’en assurer les chances de succès.

La création de cadres d’échanges et de concertations entre les différents acteurs impliqués dans la lutte, tant au niveau national, sous-régional, régional et international, en vue de rendre les dispositifs plus performants. Au 4e point, le groupe africain de l’UIM affirme qu’il est « essentiel » que les Etats s’engagent à « criminaliser » certains comportements.

A cet effet, ils (les membres) considèrent que « le paiement de rançons aux terroristes est l’une des formes de financement du terrorisme », recommandant avec insistance son « incrimination par la communauté internationale ». 

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