L’Otan mise sur une escalade rapide entre la Russie et l’Ukraine
Ils sont des milliers de personnes sur les routes du Donbass en direction de la Fédération de Russie. Femmes, enfants et personnes âgées, tous fuient les attaques des milices ukrainiennes pronazi et l’armée de Kiev qui provoqueraient ainsi une escalade conduisant fatalement à un affrontement direct entre la Russie et l’Ukraine. Un scénario vers lequel pousse l’alliance atlantique depuis des semaines.
Ce samedi, le ministère des Situations d’urgence de Donetsk a fait savoir que plus de 6.600 personnes dont 2.400 enfants ont été évacuées dans la nuit du 18 au 19 février. La république autoproclamée de Lougansk a quant à elle annoncé en avoir évacué près de 25.000.
A Moscou, le Président Vladimir Poutine a promis que tout réfugié arrivant du sud-est de l’Ukraine recevrait 10.000 roubles, soit l’équivalent de 115 euros, aux frais du budget russe. La charge sur le trésor russe risque de s’aggraver davantage d’autant plus que la tendance vers l’augmentation du nombre des réfugiés est constante.
A titre illustratif, dans la république autoproclamée de Donetsk, les évacuations continuent. En plus des bus, des trains ont été affrétés hier pour permettre à la population de rejoindre la Russie.
Et sur fond de pilonnage tout au long des frontières entre l’Ukraine et les territoires de Donetsk et de Lougansk, la guerre de l’information fait rage. Des médias mensonges atlantistes se suivent et ne se ressemblent pas.
Vendredi, un porte-parole du département d’État américain a déclaré aux journalistes en marge de la conférence de Munich sur la sécurité que les opérations d’évacuation de civils du Donbass sont un «élément de propagande russe visant à justifier ‘l’invasion imminente’ de l’Ukraine». Pour l’ambassadeur de Russie aux États-Unis, Anatoli Antonov, il s’agit de nouvelles fausses informations qui «suscitent une perplexité particulière».

Une offensive ordonnée par Zelensky avec l’accord de Londres et Washington
«Ces déclarations sont un nouveau cycle de la campagne de désinformation américaine contre la Russie. Les auteurs de ces allégations devraient se rendre personnellement dans le Donbass et voir les conséquences tragiques de ‘l’aide militaire’ apportée à l’Ukraine par les États-Unis et leurs alliés», a indiqué Anatoli Antonov sur son compte Facebook.
Selon le diplomate russe à Washington, les allégations américaines ne peuvent être considérées que «comme une tentative de pression et de dévaluation des propositions russes sur des garanties de sécurité».
Sur le terrain, environ 600 obus ont été tirés au total sur la «république populaire» de Donetsk (RPD) au cours de la dernière journée, selon Édouard Bassourine, chef adjoint de la milice populaire de Donetsk. Dans la seule nuit de vendredi à samedi, plus de dix localités des républiques autoproclamées du Donbass ont été pilonnées.

Bombardements ukrainiens contre les civils du Donbass
Près de 200 obus ont été tirés en RPD par l’armée ukrainienne depuis le début de cette journée, précise Édouard Bassourine. Les autorités des «républiques populaires» du Donbass accusent ainsi Kiev de préparer une offensive contre les indépendantistes.
Plus de 30.000 habitants du Donbass ont été évacués, sur fond de nombreux pilonnages par les forces ukrainiennes qui ne cessent pas.
Suite à l’annonce de l’évacuation de la population vers la Russie, relayée par les autorités des républiques autoproclamées du Donbass, plus de 6.600 personnes, dont 2.400 enfants, ont été évacuées de Donetsk en moins de 24 heures, a déclaré ce 19 février le ministère des Situations d’urgences de Donetsk. La République autoproclamée de Lougansk a annoncé dans la nuit du 18 au 19 février avoir évacué près de 25.000 personnes vers la Russie.
Pour faire face à cette offensive jugée inéluctable, les autorités autoproclamées du Donbass ont décrétés la mobilisation générale. Ainsi, Denis Pouchiline, chef de la République populaire de Donetsk, a exhorté hier dans un message vidéo ses citoyens qui sont réservistes à se rendre dans les centres de l’armée.
Quelques heures plus tard, le chef de la République populaire de Lougansk, Leonid Passetchnik, a également annoncé la mobilisation générale en interdisant de quitter la région aux hommes âgés de 18 à 55 ans.
Le commissaire militaire de la région de Lougansk, Andrei Gubanov a déclaré qu’environ 3.000 personnes se sont déjà rendues dans ces établissements.
Sur le plan tactique, le service de renseignement de la république autoproclamée de Donetsk a déclaré avoir obtenu un plan d’attaque de Kiev qui prévoit de passer «prochainement» à l’action. Ainsi, ce plan prévoit le lancement par les forces ukrainiennes d’une attaque à l’artillerie pour atteindre les frontières russes en deux jours.

Des chars ukrainiens en route vers le Donbass
L’attaque pourrait se dérouler sur trois directions et mener à la destruction de toutes les infrastructures civiles et militaires des républiques autoproclamées dans un rayon de 10-15 kilomètres de la ligne de contact.
Côté russe, et malgré la grande retenue des autorités de ce pays, le site d’une explosion d’un deuxième obus a été découvert ce samedi 19 février dans le district de Tarasovsky de la région de Rostov, près de la frontière ukrainienne. Un premier obus avait explosé quelques heures plus tôt dans la même région.
Les derniers développements suggèrent une montée en puissance des tenants de la stratégie de la guerre contre la Russie.
L’escalade de la situation dans le Donbass et la militarisation du conflit russo-ukrainien ne seraient profitable qu’aux puissances atlantistes anglo-saxonnes. Si l’Ukraine sera le dindon de la farce, les autres grands perdants ne sont autres que les Européens en général et les Allemands en particuliers.