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L’ostéoporose tue plus que le cancer du sein chez la femme ménopausée

L’ostéoporose tue plus que le cancer du sein chez la femme ménopausée

L’ostéoporose, maladie caractérisée par la fragilité excessive du squelette, tue plus que le cancer du sein chez la femme ménopausée, a relevé vendredi à Alger, le professeur en génécologie obstétrique, président de la société algérienne d’étude et de recherche sur la ménopause (SAERM), Mourad Derguini, en marge du 13e congrès de la SAERM.

Le Pr Derguini, également chef du service gynécologie à l’hôpital de Kouba a expliqué que « l’ostéoporose, qui intervient essentiellement entre 55 ans et 65 ans chez la femme, évolue silencieusement et tue plus que le cancer du sein, le type le plus répandue des cancers chez la femme”.

Il a souligné que 25 % des femmes souffrant des fractures du col du fémur, meurent dans l’année des complications entraînées par l’état grabataire, affirmant que le cancer du sein “ne tue pas autant ».

« Chez la femme ménopausée, la carence hormonale due à l’absence d’œstrogènes va être préjudiciable à tous les organes, et il n’est pas un organe chez la femme qui ne va pas en souffrir, dont l’os en premier, d’ou la nécessité d’un traitement hormonal substitutif”, affirme le spécialiste.

Par ailleurs, M. Derguini indique que le système cardiovasculaire se dégrade aussi à cette tranche d’âge.
“Pendant qu’elle produit des œstrogènes, la femme a moins de risque de faire des accidents vasculaires cérébraux et moins d’infarctus que l’homme, mais arrivée à la ménopause, elle le rattrape et le dépasse”, a-t-il dit.

Le traitement hormonal substitutif permet de redonner cette protection, à condition que ça se fasse le plus tôt possible, après un diagnostic médical, et sous surveillance médicale.
Selon ses propos, il a été prouvé que le traitement hormonal substitutif a son effet sur le cerveau, puisqu’il est “une bonne prévention contre la maladie d’Alzheimer”.

Le spécialiste explique néanmoins que la ménopause n’est pas une maladie mais juste une étape physiologique qui entraîne des maladies. En Algérie, elle intervient en moyenne à l’âge de 51 ans. Les signes directs de la ménopause sont les bouffées de chaleur, l’anxiété, l’insomnie, nervosisme et la petite déprime.

Certaines femmes n’en souffrent pas, mais les dégradations silencieuses de la ménopause sont “inévitables”. Interrogé sur les risques du traitement hormonal substitutif, M. Derguini affirme que “dire qu’il provoque le cancer du sein est erroné, car ce dernier est génétique sur 99%”.

Les études montrent que la mortalité due au cancer de sein chez les femmes qui sont sous traitement hormonal substitutif est inférieur à celle des femmes qui ne sont pas traitées, a relevé le spécialiste.
Une femme ménopausée a 40 fois plus de risque de mourir de son cœur que de son sein, a-t-il encore dit.

Cette manifestation scientifique a vu la participation de plus de 400 praticiens, dont des gynécologues algériens, français, tunisiens, mauritaniens, marocains, mais aussi des cardiologues, rhumatologues, et médecins généralistes.

Au 13eme congrès de la SAERM, créée en 2000, ont été abordés durant deux jours, les différents thèmes de la ménopause et d’autres thèmes de génécologie obstétrique.

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