-- -- -- / -- -- --
Nationale

Lorsque la presse nationale offre «son» terrain aux médias mondiaux

Lorsque la presse nationale offre «son» terrain aux médias mondiaux

La presse mondiale s’intéresse de près à ce qui se passe en Algérie. Les médias européens, nord-américains et moyen-orientaux, voire asiatiques et… israéliens se font l’écho de la « colère » de la rue algérienne concernant le 5ème mandat. On en parle, on en débat avec des experts et autres « spécialistes de l’Algérie » à longueur de colonnes de quotidiens à grand tirage et des grands médias de l’audiovisuel.

Des chaînes de télévision et des networks, outre l’« info » donnée à chaque JT, n’hésitent pas à organiser des « plateaux » consacrés à l’Algérie. Un spécialiste de chez nous, intervenant sous le sceau de l’anonymat, parle d’une « agressivité médiatique » qui sert avant tout les intérêts de leurs gouvernements respectifs. « Ne croyez surtout pas que ces médias ‘’mainstream’’ font tout ce tapage pour les yeux des Algériens.

Quand bien même ces mêmes médias laissent entrevoir des signes de similitude de vues avec les citoyens qui s’opposent au 5ème mandat de Bouteflika », ajoute le spécialiste. D’aucuns tiennent à rappeler les rôles joués par les chaînes d’informations en continu, telles « France 24 », « BBC arabic » et le lot de chaînes TV des pays du Golfe qui s’appuient sur leurs consœurs occidentales en matière de traitement des manifestations en Algérie. L’on a l’impression qui ces médias répètent les mêmes gestes qu’en 2012, l’année qui a vu les ‘’Printemps arabes’’ atteindre leur paroxysme. Les spécialistes parlent d’un travail en amont devant éventuellement aider certaines puissances étrangères à « récupérer » le mouvement. « Ils font exactement comme ils avaient fait en Egypte et en Tunisie. Le reste ne sera que jeu d’enfant », analyse un directeur de publication d’un journal francophone algérois. Et de signaler que pendant que les médias mondiaux se sont agrippés à l’Algérie dès la matinée du 22 février, « nos médias s’illustrent par un silence qui frise la colère. Notamment chez la corporation des journalistes algériens ».

Les hommes et les femmes des médias en Algérie parlent d’une absence totale de nos médias, surtout ceux du secteur public, sur le terrain. Ni la télé, ni les quotidiens gouvernementaux, ni la radio nationale n’ont jugé utile de s’acquitter de leur statut de média de service public. D’où viennent les ordres ? Qui a instruit ces médias de se taire ? « En tout cas, aucun document officiel, émanant de quelque institution que ce soit, n’a été adressé à la presse nationale. On se devait donc d’informer les Algériens en toute objectivité, en obéissant bien entendu à l’éthique et à la déontologie », estime un journaliste « déçu » par le silence humiliant des médias lourds, « publics et privés ». Notamment les chaînes TV, qui ont laissé honteusement le terrain à I24, une chaîne israélienne connue pour sa haine contre le peuple algérien.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email