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Nationale

L’UNPEF appelle au retour à la retraite anticipée 

L’UNPEF appelle au retour à la retraite anticipée 

L’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (UNPEF) a réitéré, lors de la tenue de son 6e congrès, ses revendications socioprofessionnelles. Il s’agit, notamment, du départ à la retraite anticipée ainsi que de la révision des salaires des travailleurs de l’éducation.    

L’UNPEF a, lors de ce 6e congrès qui a débuté le 14 novembre et s’est clôturé avec l’élection d’un nouveau conseil national, dressé une plate-forme de revendications et de recommandations qui serviront de programme d’action pour le futur. Il convient de noter que le congrès s’est tenu, selon les responsables de l’UNPEF, dans une « conjoncture sociale difficile marquée par la régression du pouvoir d’achat et la flambée des prix », d’où la nécessité pour l’organisation syndicale d’ouvrir le dossier des salaires et indemnités afin de préserver la dignité des travailleurs.

L’UNPEF a également insisté sur la nécessité d’instaurer un dialogue sérieux avec les autorités publiques concernées, car « le dialogue est la seule manière avec laquelle nous pouvons ensemble trouver les solutions aux problèmes qui se posent au personnel de l’éducation », estime le syndicat. Dans sa plate-forme de revendications, l’UNPEF demande, entre autres, de calculer à 100 % le montant de la pension de retraite suivant le dernier salaire du fonctionnaire. Il demande également d’unifier la classification des enseignants, proviseurs et inspecteurs des trois cycles et d’arrêter une formule de logement pour les travailleurs de l’éducation. Le syndicat réclame l’ouverture du dossier des salaires et indemnités afin de préserver la dignité des travailleurs.

Le syndicat demande également la mise en place d’une nouvelle grille indiciaire des travailleurs de l’éducation en révisant le décret présidentiel 304/07, la révision de l’indemnité de soutien scolaire et de remédiation pédagogique (ISSRP) et de remédiation scolaire (ISSRS), servie actuellement à 15 %, en demandant de la relever à pas moins de 60 % et d’instituer de nouvelles primes afin de faire de l’enseignement une profession attractive. Il exige également le calcul de la prime de zone (Sud, Hauts Plateaux et Aurès) sur le salaire de base actuel au lieu du salaire de base de 1989, ainsi que l’unification et la généralisation de la prime d’excellence. Il plaide pour l’application du décret présidentiel 266/14 avec effet rétroactif fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires.

Il demande, dans le même contexte, de mettre en place un observatoire national du pouvoir d’achat et de relever la valeur du point indiciaire de 45 à 100 DA. S’agissant du volet pédagogique, le syndicat exige de revoir les programmes d’enseignement ainsi que les manuels scolaires en associant les spécialistes, experts et acteurs du secteur. Il demande également de restructurer l’enseignement primaire et de définir les tâches extra-pédagogiques ainsi que la réduction du volume horaire et la soustraction de la gestion des établissements primaires des assemblées communales.

S’agissant des rythmes scolaires, l’UNPEF demande de prendre en considération les spécificités des wilayas du Sud. Il demande également de résoudre le problème de la surcharge des classes en mettant en place des classes pilotes de 25 élèves. Le syndicat plaide pour la construction d’infrastructures avec des moyens de chauffage et la révision à la hausse du budget de fonctionnement.

Par ailleurs, et concernant l’interdiction des grèves, évoquée par le projet de loi relatif à l’exercice de la liberté syndicale, ainsi que la prévention et le règlement des conflits collectifs du travail, l’UNPEF a mis en garde le gouvernement des conséquences qui peuvent découler de l’atteinte aux acquis des syndicats, à leur tête « le droit à la grève » en dépit de sa constitutionalité et d’ignorer les revendications du syndicat. Il cite, en particulier, la commission technique chargée d’élaborer le statut particulier des travailleurs de l’éducation qui « n’a pas pris en charge ses revendications et celles d’autres syndicats.

Une situation qui a poussé certaines corporations faisant partie du syndicat à opter pour la protestation pour exprimer leur refus de la politique du fait accompli ». « C’est un indice de la fin de la stabilité du secteur », avertit le syndicat. Enfin, le syndicat recommande de « coordonner avec les syndicats du secteur et de la fonction publique pour opter pour les moyens de lutte pour recouvrer la dignité des travailleurs ».  

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