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Culture

L’Orchestre national dévoile ses étoiles

L’Orchestre national dévoile ses étoiles

Le prix Ali Maâchi a été institué par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour récompenser le génie créatif dans le domaine des arts, notamment ceux de notre patrimoine.

La cérémonie de remise des prix de cette dixième édition, ce jeudi au palais de la Culture, a été marquée par une remarquable prestation de l’Orchestre symphonique national, œuvrant dans l’esprit et les objectifs de ce prix à faire découvrir et faire resplendir les étoiles de demain.

En présence d’Azzedine Mihoubi, ministre de la Culture, de hautes personnalités politiques et civiles ont assisté à la remise de ce prix. On citera le ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, des anciens ministres Z’hor Ounissi et Lamine Béchichi, les conseillers à présidence et au Premier ministère, ainsi que des cadres supérieurs supérieures de plusieurs ministères.

Ces personnalités ont remis le prix Ali Maâchi aux lauréats âgés de moins de trente ans, venant d’Alger et de l’Algérie profonde, et cela dans des disciplines artistiques rattachées au patrimoine national.

Tous les arts ont été concernés. Dans son allocution, le ministre de la Culture a fait savoir les avancées accordées par l’Etat pour soutenir et accompagner les artistes. Presque 5000 cartes professionnelles leur ont été délivrées.

Prenant la parole, Abdelkader Bouzzara, directeur de l’Orchestre symphonique national et en sa qualité d’intervenant dans le prix Ali Maachi, a évoqué la mémoire des artistes disparus que l’on ne doit pas oublier.

Il s’est félicité de l’institution de ce prix par le président de la République, encourageant l’éclosion de jeunes talents et assurant la relève et la continuité de nos maîtres dans les arts de notre patrimoine. M. Bouzzara contribue lui-même à œuvrer dans ce sens en faisant intervenir l’Orchestre symphonique national.

Dans cette voie, il a donné un éblouissant concert, illustrant mémorablement cette dixième édition du prix Ali Maâchi, mettant en vedette les hautes capacités artistiques des jeunes talents. Sous la baguette du maestro Amine Kouider, de jeunes interprètes ont captivé le public présent qui n’a pas ménagé ses fortes ovations. De ces futures étoiles, certaines sont encore étudiantes à l’Institut national supérieur de musique.

Ainsi, la soprano Anissa Hadjerssi et le ténor Hadj Aïssa Amara ont séduit et fait rêver l’assistance par leur chant en duo, extrait de la Traviata de Verdi. Le jeune et talentueux Zohir Mazari accompagné de son mandole a brillé par la chanson, Jahagh vessaf, un titre d’Akli Yahiatène.

Une virtuosité a valu aux récitals des jeunes Moulay Mekki, guitare classique et Mohamed Amine Benelkadi, piano, de l’admiration. Nos instruments du patrimoine ont été superbement mis en relief avec Hassen Belkacem Benalioua au qanoun, Ryad Boualem au oud, Mohamed Fouad Torki à la derbouka et aussi par un invité Noureddine Taleb, interprétant à la guesba un morceau du patrimoine.

Ce concert de l’Orchestre symphonique a mis en valeur le talent de compositeur dans la musique académique de nos nationaux. Ainsi, Hocine Bouifrou a été inscrit au programme de cette soirée avec son titre Guelbi, puisé du répertoire d’Ahmed Wahbi et interprété en soliste par le jeune Khalill Rouazmi, saxophone.

Le maestro Amine Kouider a présenté une version personnelle de la Petite musique de nuit de Mozart et c’est la composition de Smaïl Benhouhou ayant sa source dans la musique algérienne qui a clôturé en beauté, devant l’euphorie générale, cet évènement dédié à l’émergence et au rayonnement des jeunes talents.

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