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L’or noir reprend des couleurs

L’or noir reprend des couleurs

L’accord signé à Vienne par l’Opep pour réduire la production de ses membres et de ses partenaires a permis aux cours de l’or noir de grimper à 54,53 dollars le baril pour le Brent, un sommet jamais atteint depuis fin juillet 2015, et à 51,80 dollars pour le WTI, au plus haut en six semaines.

Le Sahara Blend algérien devrait s’echanger plus cher que sur les marchés boursiers. C’est l’un des plus chers au monde. Parce que c’est un pétrole léger, à moindre teneur en soufre. Il est de ce fait apprécié des raffineurs.

La variété de brut algérien est appelée Sahara Blend. Son prix s’établit en fonction du marché de Londres. Le Brent, le baril de la mer du Nord, coté sur le marché londonien est la référence s’agissant de la cotation du baril algérien.

Le Light Sweet Crude, coté sur le marché new-yorkais, n’est pas une référence pour le brut algérien. En gros, le prix du baril algérien est le prix du Brent auquel il faut ajouter la prime de qualité. Il vaut aujourd’hui plus de 124 dollars le baril. La prime de qualité varie selon l’offre et la demande de bruts légers. Elle peut osciller entre 40 cents et 4 dollars.

Suite à l’accord historique des membres de l’Opep de réduire la production de l’or noir de 1,2 million de barils par jour, le prix du pétrole a connu une hausse de 10 % en deux jours, dépassant le seuil de 54 dollars, « La confirmation par l’Opep d’un changement dans ses niveaux de production à partir de janvier 2017 a entraîné un fort rebond des cours du pétrole », les cours du brut gagnant environ 7 dollars en deux jours, commentait un analyste de chez FXTM.

Non seulement le cartel a fait part de son intention de réduire sa production de 1,2 million de barils par jour à partir de janvier, ses membres se voyant même fixer des objectifs précis, mais il a aussi obtenu le soutien de la Russie, gros producteur extérieur, qui va diminuer la sienne de 300 000 bj ; le Kazakhstan et l’Azerbaïdjan pourraient lui emboîter le pas. En revanche, les États-Unis et le Canada, principaux responsables de la chute des cours avec le gaz de schiste, n’ont pas prévu de réduire leur production et pourraient même profiter de la remontée des cours pour relancer l’exploitation des puits les moins rentables.

L’Algérie a joué un rôle clé pour le rebond des cours du pétrole avec la concrétisation de l’accord d’Alger lors de la réunion de Vienne.

Le ministre de l’Énergie, Noureddine Boutarfa, n’a pas ménagé ses efforts et les allers-retours entre Téhéran et Riyad pour convaincre les deux pays à arriver à un consensus, Résultat payant puisque l’accord prévoit une future production dans la fourchette basse des propositions d’Alger. Cela représente un recul non négligeable de 1,2 MB/j.

En reconnaissance aux démarches de l’Algérie pour rééquilibrer le marché, le président de l’Opep a remercié expressément le ministre algérien de l’Energie, Nouredine Boutarfa, pour ses efforts pour aboutir à ce consensus après plusieurs semaines d’intenses efforts de concertation menés par l’Algérie en direction des pays membres et non membres.

Par ailleurs, certains observateurs soulignent au passage que le WTI, malgré son bond, avait moins profité de l’accord que son homologue européen, le Brent de la mer du Nord, dont le prix du baril a pris plus de 16% lors des deux précédentes séances. Selon eux, le Brent, un type de pétrole exposé à l’international, profite plus d’une baisse de l’offre de l’Opep que le WTI, qui est surtout déterminé par des facteurs américains.

Le baril londonien avait aussi profité de raisons techniques avec le changement cette semaine de son échéance de référence. Les investisseurs digéreront en fin de séance américaine les chiffres hebdomadaires sur le nombre de puits actifs aux Etats-Unis, qui rebondit régulièrement depuis l’été.

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