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Nationale

L’option de financements étrangers se dessine

L’option de financements étrangers se dessine

Comment refaçonner l’économie pour créer davantage d’emplois et lutter contre le chômage et favoriser une croissance inclusive ?
Trois questions qui se trouvent au cœur des préoccupations du gouvernement algérien et qui semblent intéresser les institutions
de Bretton Woods.

Ces dernières, soit dans le cadre des consultations périodiques avec notre pays, soit sur sollicitation des pouvoirs publics, mobilisent ses experts et tentent de faire des propositions adéquates.

C’est ainsi que le vice-président du groupe de la Banque Mondiale pour la région MENA (Afrique du Nord et Moyen-Orient), Hafez Ghanem, effectuera à partir de demain une visite de quatre jours en Algérie.

Selon une dépêche de l’agence officielle APS, le haut responsable sera accompagné de plusieurs experts de la BM, notamment Marie-Françoise Marie-Nelly, la directrice du département Maghreb, Demba Ba, le représentant résident de la BM à Alger et d’un autre dirigeant de la SFI, Georges Ghorra.
Au programme de cette visite, des discussions et des échanges de points de vue sur les perspectives de développement de l’économie algérienne.

Il est prévu des entretiens avec des ministres du gouvernement Sellal et de hauts responsables d’autres institutions financières et économiques nationales. La visite offrira également l’occasion d’aborder les priorités économiques de notre pays à moyen et à long termes ainsi que l’état de coopération entre l’Algérie et cette institution de Bretton Woods. Il faut rappeler que sur ce plan, la BM fournit à l’Algérie une assistance technique remboursable à l’appui de son programme de développement.

Il s’agit d’un instrument par lequel des pays non emprunteurs comme l’Algérie et les pays du Golfe engagent une coopération avec la BM pour la reconstruction BIRD II et SFI, deux institutions spécialisées du groupe de la Banque mondiale. L’ATR est une opération prise en charge sur le budget des secteurs qui souhaitent y recourir dans le domaine de l’expertise et des services conseils où la BM est plus compétitive.

Cette visite coïncide avec celle d’une autre délégation du Fonds monétaire international, qui séjourne dans notre pays depuis quelques jours et qui a entamé des entretiens avec les autorités algériennes, axés essentiellement sur les voies et moyens de diversifier notre économie mono-exportatrice, la création des richesses et de l’emploi pour les populations jeunes. L’an dernier, le FMI avait émis cinq recommandations au gouvernement algérien, à l’issue d’une visite similaire.

Pour résister au choc pétrolier et à l’effondrement des cours du brut, le FMI a désigné deux piliers : le rééquilibrage budgétaire en résorbant les déficits public et extérieur, alors que le second consiste en de vastes réformes structurelles et des mesures qui doivent encourager le secteur privé, à favoriser une croissance durable et à diversifier l’économie.

Mieux, le FMI a émis 5 grandes recommandations, comme l’amélioration du climat des affaires et la guerre contre la bureaucratie, la gouvernance économique, la transparence et la concurrence, l’amélioration de l’accès aux financements et le développement du marché des capitaux, l’ouverture aux échanges commerciaux et aux investissements étrangers, et enfin l’amélioration du fonctionnement du marché du travail en réformant le système des qualifications et de la formation professionnelle.

Suite à ces recettes du FMI, le gouvernement du Premier ministre Sellal a profité de la tripartite de juin 2016 pour lancer son nouveau modèle économique, mais qui semble encore en peine pour se concrétiser rapidement, en dépit d’une loi de Finances 2017 plus rigoureuse que jamais et du gel de centaines de projets infrastructurels et des restrictions à l’importation.

Pour beaucoup d’experts, l’Algérie se dirige vers une autre option : celle de la recherche des financements extérieurs auprès des consortiums bancaires internationaux.

L’expérience chinoise avec la création du nouveau port de Hamdania, près de Cherchell, a été bien accueillie, mais dans certains secteurs économiques cela semble être impossible, notamment pour relancer des projets de grande valeur. Le pays va-t-il s’endetter pour répondre aux exigences sociales, au moins pour les deux prochaines années, avant d’achever les dures réformes que préconise justement le nouveau modèle économique de Sellal ?

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