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Nationale

L’opposition veut élargir son front politique

L’opposition veut élargir son front politique

L’opposition regroupée dans l’Instance de concertation et de suivi (ICS) devrait trancher le 7 mai prochain concernant la date de leur second sommet. Selon des sources internes à la Coordination nationale des libertés et pour la transition démocratique (CNLTD), l’opposition est arrivée à la certitude qu’il « faut persévérer dans l’action politique en vue d’imposer un processus provisoire de redressement institutionnel ».

C’est ainsi qu’on prévoit lors de ce sommet, le deuxième du genre après celui de Mazafran en juin 2014, d’élargir le front d’adhésion à des partis politiques, à des personnalités nationales, des académiciens et des intellectuels, notamment ceux qui croient en une « possible transition en douceur « et à « l’instauration d’une nouvelle gouvernance basée sur la démocratie, la transparence, les libertés et l’Etat de droit « . Il s’agit de répondre aux sollicitations de plusieurs de ces opposants qui veulent rejoindre la CNLTD ou l’ICS.

L’ICS devrait, lors de cette rencontre, résoudre un certain nombre de points délicats concernant l’avenir de cette opposition. On susurre que l’instance choisira une date pour ce sommet de l’opposition, probablement dans la première quinzaine du mois de juin prochain, afin d’éviter le début du mois de ramadhan, le 17 ou le 18 juin. Elle devra également procéder à la confection d’un ordre du jour précis de ce sommet.

C’est ainsi qu’on pense introduire trois points importants, qualifiés comme des principes de base de l’opposition. La création d’un organe indépendant chargé de l’organisation des élections (logistique, préparatifs et moyens), un accord sur la constitution d’un cabinet exécutif aussi large que possible (gouvernement d’union nationale ou d’entente nationale, c’est selon les sensibilités), un accord sur un agenda politique consensuel, comme la tenue d’élections générales anticipées.

Toutefois, l’opposition milite pour un sommet « fermé », loin des médias et des feux de la rampe, afin de créer une ambiance favorable aux débats entre les différents invités et présents.
Car, selon les dires de certains leaders de cette opposition, ce deuxième sommet devrait non plus répondre à des urgences politiques, comme cela s’est passé pour l’édition de Zéralda en 2014, mais engager des débats sur un projet de société pour le pays.

Selon eux, la crise est due, en partie, à l’absence d’un projet social pour l’Algérie, au flou et où la navigation à vue dans la gestion des dossiers lourds de l’Etat, et aux incohérences multiformes qui caractérisent le fonctionnement des services publics et des institutions républicaines.

C’est ce constat qui a provoqué le chaos, selon leurs assertions, poussant ainsi plusieurs sensibilités ou mouvances à s’organiser dans des entités idéologiques ou dans des partis politiques, sans véritablement apporter de solutions aux crises et aux problèmes.
Bien au contraire, cet état de fait inhibe l’action politique, crée plutôt une sorte d’atomisation du champ politique et provoque ainsi une défaillance totale dans l’espace des contre-pouvoirs ou au sein de l’opposition. 

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