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Nationale

L’opposition refuse le report de la présidentielle

L’opposition refuse le report de la présidentielle

Comme prévu, l’opposition n’a pas raté l’occasion de tirer sur les dernières annonces du président Abdelaziz Bouteflika. Formée de plusieurs partis politiques et de personnalités, cette opposition qui peinait depuis des mois à trouver un candidat unique et commun, a décidé de prendre le train de la contestation populaire. Réunis pour la quatrième fois au siège du parti Adala de Djaballah, les partis de l’opposition ont dénoncé hier le report de la présidentielle décidée par le président Bouteflika au cours de cette semaine.

Dans un communiqué qui a sanctionné son conclave, l’opposition a estimé que ce report n’est autre qu’« une prolongation du quatrième mandat » du président sortant. Selon les signataires dudit communiqué final, le chef de l’Etat, dont le mandat est finissant, « n’est pas habilité à diriger la période de transition ». « La continuité du pouvoir est un danger réel pour la stabilité et la sécurité nationales », fustigent-ils.

Dans ce contexte, les formations politiques réunies ont lancé un appel aux députés « sages et honnêtes » pour qu’ils se retirent de l’Assemblée populaire nationale (APN). Un appel qui a été lancé par le passé par d’autres partis politiques, mais sans succès. Le dernier en date est celui du FFS, et dont la décision fut suivie d’une crise interne au sein de cette formation et qui a conduit au limogeage de son propre premier secrétaire.

Selon l’opposition, le retrait des parlementaires de l’APN est une arme politique qui a une signification symbolique, d’autant que ce Parlement continuera à fonctionner en raison de la majorité détenue par les quatre partis qui forment la coalition gouvernementale ou présidentielle.

De même, elle a appelé la population à maintenir le mouvement contestataire. « Nous appelons à une mobilisation massive et pacifique pour réussir les manifestations de vendredi prochain », soulignent les signataires de la déclaration, bien que leurs représentants aient été largement stigmatisés et critiqués par les manifestants lors des trois dernières marches.

Par ailleurs, les partis de l’opposition ont réitéré leur refus de toute ingérence étrangère, dénonçant le recours à des parties étrangères pour récupérer le mouvement populaire pacifique.

Enfin, la déclaration souligne le refus d’impliquer l’armée dans les tiraillements politiques, invitant cette dernière à répondre favorablement aux revendications du peuple.

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