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Nationale

L’opposition finalise Mazafran 2

L’opposition finalise Mazafran 2

L’opposition est fin prête pour son sommet de Zéralda prévu le 30 mars. Aux dires des acteurs de l’Instance de concertation et de suivi (ICS), c’est aujourd’hui que les invitations seront envoyées aux chefs de parti politique, aux organisations syndicales et corporatistes et aux associations et autres comités de citoyens, ainsi qu’aux intellectuels, aux universitaires et aux personnalités du monde de la presse et des médias

Cette liste préliminaire des invités est renforcée par une autre liste « élitiste » et « politique » qui comprend des anciens chefs de gouvernement, des généraux de l’ANP à la retraite, des ex-ministres et des officiers de l’ALN.

Ainsi, on croit savoir que tous les anciens chefs de gouvernement sont conviés à ce sommet, à l’exception d’Abdelaziz Belkhadem, et d’Abdelhamid Brahimi, qui fut patron de l’exécutif au temps de Chadli, dont Mouloud Hamrouche, Sid Ahmed Ghozali, Mokdad Sifi, Smaïl Hamdani, Ahmed Benbitour et Ali Benflis.

De plus, on saura que les anciens ministres sont également aussi nombreux puisque l’ICS a invité Taleb Ibrahimi, ancien ministre des Affaires étrangères sous Chadli, Bahbouh (Agriculture), Bounekraf (Habitat), Aïssaoui (Sports et Jeunesse), Ben Mhidi (Tourisme), ainsi que des anciens cadres supérieurs de l’Etat qui ont géré durant leurs carrières des départements importants (budget, finances, aménagement du territoire) et des organismes publics d’envergure.

Dans la même foulée, les animateurs n’ont pas hésité à jeter un coup d’œil aux autres institutions de l’Etat, en invitant par exemple d’anciens généraux de l’ANP, comme Rachid Benyellès, qui fut même ministre des Transports sous Chadli, ou l’ancien commandant des forces navales, Mohamed Yala.

A cette liste, on rajouta le dynamique commandant de l’ALN (Wilaya 4), Lakhdar Bouregaâ, qui faisait partie du groupe des 19 qui avait demandé audience au Président Abdelaziz Bouteflika, en compagnie de Louiza Hanoune, de Khalida Toumi et de zohra Drif-Bitat.

Sur la table de ce sommet très attendu par l’opposition, trois textes seront étudiés et proposés à l’adoption. Il s’agit d’abord d’un document de diagnostic sur la situation générale du pays (crise économique, périls sécuritaires), d’un texte fouillé qui semble avoir fait appel à des spécialistes, dont on perçoit les grands apports ; ce texte serait comme une annexe à un second document plus politique, qu’on peut qualifier de plate -forme de Mazafran 2, revue et corrigée.

Essentiellement, ce texte reprend les grands lignes de la déclaration de juin 2014, où l’opposition regroupée au sein de la Coordination nationale des libertés et pour la transition démocratique (CNLTD) revendique une période de transition, dont la durée serait négociée, comme processus vers la mise en place d’une feuille de route institutionnelle avec des élections anticipées, présidentielle, législatives et municipales afin d’imprégner une « nouvelle légalité » et une « nouvelle légitimité » aux institutions de l’Etat.

Ce processus ne serait valable, selon l’opposition, que par la création d’un organisme indépendant chargé de préparer, de superviser et de contrôler toutes les élections du début à l’annonce des résultats des votes.

D’ailleurs, il faut signaler que cette revendication fut prise en compte par le Président Bouteflika dans le projet de révision constitutionnelle adopté en février dernier.

Enfin, il est question pour le dernier texte, que l’opposition va adopter, d’un appel au peuple algérien afin qu’il perçoive les dangers qui le guettent dans cette conjoncture. Pour les initiateurs de cet appel, il s’agira de « responsabiliser » l’opinion publique sur les politiques du pouvoir et son entêtement à imposer ses vues « sans consensus et sans débats ».

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