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Nationale

L’Opep optimiste sur une hausse des cours en 2016

L’Opep optimiste sur une hausse des cours en 2016

L’Opep reste optimiste sur les cours du brut. En dépit des prévisions plutôt moroses de la plupart des cabinets d’analystes et de consulting de réputation mondiale, le cartel n’en finit pas d’étonner aussi bien les spécialistes que les acteurs du secteur énergétique dans le monde.

C’est ainsi qu’un rapport interne à l’organisation, révélé mercredi dernier par l’agence Reuters, fait état d’une hausse graduelle des cours du brut au cours de l’année 2016.

Selon cette source, ces conclusions devront conforter un rapport interne au cartel et qui devra, probablement, être présenté lors du sommet de l’Opep prévu le 4 décembre prochain dans la capitale autrichienne. Selon les auteurs de ce rapport, la demande mondiale pour le pétrole brut produit par l’organisation restera sous pression pour plusieurs années, en dépit des ralentissements économiques des pays demandeurs ou l’augmentation des offres.

Pour l’Opep, cette perspective devrait les inciter à proposer une éventuelle prolongation de la stratégie actuelle du cartel, une offensive sur les prix pour les abaisser afin de pénaliser les producteurs dont les coûts de production sont supérieurs à ceux des pays membres de l’Opep.

C’est ainsi qu’on prévoit un léger recul de l’offre de brut de l’Opep jusqu’en 2019, car les parts de marché du cartel seront préservées après l’effondrement des petites compagnies et producteurs de pétrole et de gaz de schiste, principalement aux Etats-Unis, et le tarissement des fonds servis à l’exploration de cette matière première. Or, cette politique a eu pour effet une chute brutale, et non progressive, des cours du pétrole.

Des prix du brut qui furent divisés en deux en quelques mois, affectant surtout les recettes et les budgets de plusieurs pays membres du cartel, notamment les monoexportateurs d’hydrocarbures comme l’Algérie et le Venezuela. Une situation qui avait profondément divisé les Etats membres de l’Opep, allant jusqu’à pousser Alger et Caracas à lancer des médiations et à engager des pourparlers avec des gros producteurs non membres de l’Opep, comme la Russie et le Mexique, sans résultats apparemment.

Le point de vue des monarchies du Golfe a fini par s’imposer sans difficulté, bien que l’Iran tente de revenir l’année prochaine, après la levée des sanctions, en augmentant son quota de production. D’ailleurs, ce rapport de l’Opep contient en annexe des commentaires de l’Algérie et de l’Iran. Ces derniers ont recommandé au cartel de revenir à son ancienne stratégie, en revoyant à la baisse le plafond de production de l’Opep.

« Parvenir à un accord sur un prix du pétrole juste et raisonnable pour les six à douze prochains mois » est l’une des étapes que l’Iran recommande à l’Opep, en ajoutant que « le plafond de production de l’Opep devrait être fixé à des intervalles de six ou douze mois ».

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