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Nationale

L’ONU se prononcera à nouveau sur le Sahara occidental vendredi

L’ONU se prononcera à nouveau sur le Sahara occidental vendredi

Le mandat de la Minurso est inscrit à l’ordre du jour de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU vendredi prochain. Cette réunion, qui se tiendra sous la présidence américaine, promet en effet une belle surprise au Maroc qui redoute cette rencontre. En effet, une nouvelle résolution devrait être adoptée le 27 avril et ne fera pas plaisir au Palais royal.

Le Conseil de sécurité, qui va siéger sur la base du rapport de l’ex-SG de l’ONU Ban Ki-moon, doit décider ou pas de rétablir et de renforcer le rôle qui lui a été assigné, celui de défendre les règles du maintien de la paix et l’impartialité de l’ONU et, encore plus important, d’éviter de créer un précédent.

Le rapport de l’ex-SG de l’ONU n’a pas manqué de revenir sur ses propos tenus lors de sa visite à Rabouni en territoires sahraouis libérés, qui ont fortement déplus aux Marocains ; ces derniers ont immédiatement réagi en lançant une campagne de dénigrement contre Ban Ki-moon, lui interdisant dans la foulée de visiter les territoires sahraouis occupés par le Maroc.

« Je me suis rendu dans la région du 3 au 7 mars 2016 pour apporter ma propre contribution au processus de négociation, rendre hommage à l’opération de maintien de la paix des Nations unies, la Minurso, et à son personnel, observer directement la situation humanitaire sur le terrain et examiner d’autres questions préoccupantes.

Le gouvernement marocain s’est vivement élevé contre certains propos que j’ai tenus et actes que j’ai commis pendant mon voyage. Je regrette qu’au lieu de chercher à obtenir des éclaircissements par la voie diplomatique, il ait décidé de publier un certain nombre de déclarations et de communiqués et d’organiser des manifestations de masse à Rabat et Laâyoune.

J’ai expliqué à maintes reprises que mes affirmations et actions ne visaient en aucun cas à prendre parti, à exprimer la moindre hostilité à l’encontre du Royaume du Maroc, ni à signaler un quelconque changement dans la position de l’ONU sur la question du Sahara occidental. Les résultats de mon voyage et les faits nouveaux survenus depuis sont exposés ci-après dans les parties consacrées aux activités politiques et aux activités de la Minurso », est-il écrit.

Les consultations autour du rapport du SG de l’ONU, selon le même document, auront lieu les 19 et 25 avril alors que le nouveau rapport sera adopté le 27. Le mandat de la Minurso, pour rappel, prendra fin le 30 avril. C’est la première fois que le Conseil de sécurité examine le mandat de la Minurso depuis l’arrivée du nouveau SG, le Portugais Antonio Guterres.

Une mouture du rapport de l’ancien SG de l’ONU Ban Ki-moon sur la Minurso révèle que « l’Armée royale marocaine a continué de redéployer son personnel militaire aux centres de résistance situés au niveau de la deuxième ligne de défense du mur de sable, à 15 kilomètres de celui-ci, ce qui constitue une violation persistante majeure depuis septembre 2008 ».

Ban Ki-moon ajoute dans ce rapport, qui sera discuté lors de la réunion de vendredi prochain, que « l’Armée royale marocaine a continué de contester les cas de violations persistantes du cessez-le-feu qui lui étaient notifiés, invoquant des « impératifs opérationnels » n’ayant aucun lien avec les termes du cessez-le-feu ».

De même que l’Armée royale marocaine a ordonné le 6 novembre 2015, ajoute le document, « le déploiement temporaire d’un contingent supplémentaire de la Garde royale marocaine dans la zone située à l’extérieur de Laâyoune en vue de renforcer la sécurité durant la visite de S. M. le Roi Mohammed VI ».

Sur le plan des droits de l’homme, le rapport de l’ex-SG de l’ONU note que « les autorités marocaines ont continué à empêcher ou à disperser systématiquement les rassemblements liés au droit à l’autodétermination, aux politiques de l’emploi discriminatoires et à d’autres questions socioéconomiques au cours de la période considérée ».

Selon ce rapport, les forces de l’ordre marocaines ont également « bloqué l’accès aux manifestations et souvent fait un usage excessif ou injustifié de la force en réprimant les manifestations, y compris durant la mission du Haut-Commissariat.

Dans plusieurs cas, des manifestants et des militants auraient fait l’objet d’arrestations arbitraires et de procès inéquitables et auraient été condamnés à des peines de prison sur la base de chefs d’accusation visiblement fabriqués de toutes pièces, uniquement parce qu’ils avaient exercé leur droit à la liberté d’expression ou de réunion pacifique », ajoute le document.

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