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L’ONU lance à Alger l’institut du développement durable

L’ONU lance à Alger l’institut du développement durable

L’ONU lancera prochainement à Alger l’institut du développement durable, un établissement spécialisé dans la recherche et le développement humain. C’est ce qu’a annoncé hier le président du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed Seghir Babes.

Le décret portant création de L’UNU-IRADDA, un établissement qui va dispenser des formations en post-graduation destinées à tous les acteurs qui vont conduire les politiques de développement dans leur pays, a été ratifié et publié récemment au Journal officiel et va bientôt démarrer, a indiqué M. Babes en marge d’une rencontre co-organisée par le CNES et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

L’objectif de l’ONU à travers cet institut est de contribuer, par le biais de la recherche, de l’enseignement post-gradué et de la formation avancée, du renforcement des capacités et de la diffusion de connaissances, surmonter les défis pressants liés au développement durable qui constitue la préoccupation de l’ONU et ses états membres, en particulier en Afrique, indique le décret relatif à cet institut et publié le 18 mai en cours au Journal officiel.

Rattaché à l’Université des Nations Unies basée à Tokyo (Japon), l’institut d’Alger a été créé au terme de la 60ème session de l’Assemblée générale de l’ONU en 2013 à New York (Etats-Unis). Le président du CNES s’exprimait en marge de la conférence sur le renforcement durable des capacités et de l’édification d’institutions efficaces en Algérie dans le cadre de l’Agenda post-2015 lequel prendra le relais du programme des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), initié par l’ONU en 2000 pour lutter contre toutes les formes de pauvreté à travers le monde.

Co-organisée par le CNES et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), cette rencontre a porté sur les modalités de renforcement des capacités institutionnelles de production et de communication des données sur le développement en Algérie.

Pour M. Babes, il s’agit d’élaborer l’ensemble des modalités et les conditions techniques pour aller vers l’agenda post-2015 mais tout en maîtrisant les données sur le développement. Pour sa part, la coordinatrice résidente du système des Nations unies en Algérie, Mme Christina Amaral, a souligné qu’il s’agissait de lancer la deuxième phase des consultations de l’agenda post-2015 après celles menées en 2013 afin de fixer les prochaines objectifs de développement.

Précisant que le nouvel agenda post-2015 aura 17 objectifs spécifiques , Mme Amaral a souligné que les travaux de cette journée auront permis de faire participer tous les acteurs pour la mise sur pied d’un plan de travail commun pour accompagner les objectifs qui nécessitent de nouveaux outils d’information, de synthèses de données et nouveaux liens avec le système nationalde statistiques.

Evoquant le lancement de l’UNU-IRADDA d’Alger, cette responsable onusienne s’est félicitée de l’action menée par l’Algérie pour la mise en place de cet institut qui, selon elle, sera un « pôle mondial » puisqu’il servira le monde entier en accueillant des étudiants de tous les pays et regroupant tous les acteurs de la recherche sur le développement durable. Il servira, également, à l’échange d’expériences et surtout au développement de nouvelles connaissances sur le développement durable, notamment en Afrique et la région Moyen-Orient et Afrique du nord (Mena).

Intervenant aux travaux de la conférence, le directeur général des Relations économiques et de la coopération internationales auprès du ministère des Affaires étrangères, Merzak Belhimeur, a estimé que pour pallier aux difficultés ayant trait à la production de données statistiques, rencontrées par un nombre important de pays en développement, il est de la responsabilité de la communauté internationale de prévoir, dans l’agenda post-2015, des mécanismes d’assistance technique et de transfert de technologie.

Selon lui, la communauté internationale s’apprête à adopter, en septembre prochain, un nouveau programme de développement post-2015 où l’Algérie contribue « positivement et de manière constructive » comme l’atteste sa participation active aux différentes consultations et initiatives portant sur cette question. 

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