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L’ONU épingle le Maroc

L’ONU épingle le Maroc

Un nombre considérable d’enfants à peine âgés de 14 ans sont détenus dans des prisons marocaines, révèle le rapport établi récemment par un groupe d’experts de l’ONU, revenu d’une mission au Maroc. En outre, les mineurs restent « souvent » en détention pendant une longue période avant d’être admis dans un centre de protection de l’enfance. Le Maroc n’arrête pas de compter les coups et les… désillusions. Pour détourner l’attention de leurs concitoyens sur leurs multiples déboires diplomatiques et politiques, les dirigeants de ce pays ont même lâché depuis quelques jours leurs chiens aboyeurs de journalistes, pas tous, de la presse écrite et de l’audiovisuel, pour s’en prendre à l’Algérie, à ses dirigeants et à la presse nationale. Tout y passe. Insultes, invectives, le tout enrobé d’une haine indescriptible, lui qui se dit respectueux des us et coutumes diplomatiques.

Tout cela parce que l’Algérie a pris, depuis 1975, une position de principe qui n’a pas changé d’un iota depuis, pour un référendum au Sahara occidental sous les auspices de l’ONU. Ainsi, en plus d’être non content de pointer du doigt son voisin l’Algérie, accusé de tous les maux, le pays de sa « Majesté » a concentré ses attaques haineuses et sans fondement sur l’Algérie.

Le Maroc est aujourd’hui encore une fois mis au banc des accusés par l’ONU. Selon le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, composé du président-rapporteur du groupe de travail, Mads Andenas (Norvège), et de son ancien président El Hadji Malick Sow (Sénégal), accompagnés par des membres du secrétariat du groupe de travail du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, et par des interprètes de l’Office des Nations unies à Genève, le Maroc continue d’utiliser la pratique de la torture et des « mauvais » traitements au moment de l’arrestation et pendant la détention de la part des policiers. Pire encore, il emprisonne des enfants.

Un nombre considérable d’enfants à peine âgés de 14 ans sont détenus dans des prisons ordinaires : « Le groupe de travail a constaté qu’il y a une pratique ancrée de la torture et des mauvais traitements au moment de l’arrestation et pendant la détention, de la part de policiers, notamment d’agents de la Direction de la surveillance du territoire (DST) », souligne le groupe de travail sur la détention qui a effectué une visite au Maroc du 9 au 18 décembre 2013.

S’agissant de la ville de Laâyoune au Sahara occidental occupé, le groupe de travail dit avoir reçu de nombreuses plaintes, lors de ses déplacements les 15 et 16 décembre 2013, expliquant que « la torture et les mauvais traitements avaient été utilisés pour obtenir des aveux ».

En dépit des dispositions légales garantissant l’accès à un avocat dans les vingt-quatre heures qui suivent l’arrestation dans les affaires pénales de droit commun, « cette règle ne semble pas être pleinement respectée dans la pratique », car l’autorisation doit être obtenue du procureur général du roi, relève encore le document. Le même rapport a constaté avec « préoccupation » que la loi relative à la lutte contre le terrorisme prévoit une garde à vue d’une durée de quatre-vingt-seize (96) heures renouvelable deux fois, sans droit à un avocat, à l’exception d’un entretien d’une demi-heure surveillé qui peut se produire à la moitié de ces douze jours.

Le groupe de travail a tenu à rappeler que les aveux faits en l’absence d’un avocat ne sont pas « admissibles » comme preuve dans une procédure pénale, et cela s’applique en particulier aux aveux faits pendant la garde à vue.

Le rapport constate également l’utilisation « excessive » de la détention préventive, soulignant qu’au niveau général, la détention comme « mesure de punition semble toujours être la règle plutôt que l’exception », et il y a un « manque d’alternatives à la détention ». Il pointe du doigt le surpeuplement carcéral considéré comme une des conséquences de cette situation et qui fait figure d’un problème « grave » qui doit être traité. Il a indiqué que le parquet général demandait « rarement » d’autres formes de détention, comme prévu par les articles 501 à 504 du code de procédure pénale marocain.

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