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Nationale

L’ONU appelle ses organes à boycotter le Forum de Crans-Montana à Dakhla

L’ONU appelle ses organes à boycotter le Forum de Crans-Montana à Dakhla

Selon un haut fonctionnaire onusien, cité dimanche par l’agence de presse sahraouie, SPS, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé samedi dernier tous les fonctionnaires et les organes de l’ONU à ne pas s’impliquer dans le Forum de Crans-Montana, prévu en mars prochain à Dakhla, au Sahara occidental occupé.

En 2015 déjà, une précédente édition dudit forum, consacrée à l’Afrique et à la coopération Sud-Sud avait été critiquée parce que tenue dans cette même localité. Et l’Union africaine, l’ONU et l’Union européenne avaient alors rendu publiques des déclarations et des résolutions annonçant son boycott.

La question du Sahara compromet, en effet, les échanges commerciaux de Rabat avec l’Union européenne qui représentent 67,6 % de ses exportations.

Et la décision de la Cour européenne, annoncée en décembre 2015, annulant les accords de libre-échange des produits agricoles et de pêche avec le Maroc, soupçonné de les avoir tirés de l’exploitation du territoire saharien, remet en cause le processus des relations dites stratégiques entre le Maroc et l’Union européenne, partenaires liés par un accord de libre-échange entré en vigueur en 2000. 

L’UE a, certes, fait appel contre ladite décision de la Cour européenne, prise sur plainte du Front Polisario, exigeant que les produits provenant du Sahara soient exclus de l’accord.
Les autorités politiques sahraouies s’opposent, en effet, à la poursuite de l’exploitation illégale des ressources naturelles sahraouies par le Maroc.

Aussi, Lamine Baali le représentant permanent de la RASD auprès de l’Union africaine (UA) n’a-t-il pas manqué de prévenir, à l’occasion d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine sur les ressources naturelles et les conflits en Afrique : « Le Maroc a fait du pillage des richesses sahraouies un moyen pour légitimer son occupation du territoire ».

M. Baali, également ambassadeur en Ethiopie, a d’autre part, rappelé que l’occupant marocain « n’a pas le droit d’exploiter ou d’user des ressources naturelles du Sahara occidental en tant que territoire non-autonome, sujet d’un processus de décolonisation inachevé ».

Des importateurs de phosphates provenant des territoires sahraouis sont, par ailleurs, mis en demeure de cesser leur commerce avec l’OCP (Office chérifien des phosphates), en vertu justement de la décision précitée de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental, ancienne possession de l’Espagne jusqu’en 1975, est la dernière colonie en Afrique sous sujétion, depuis lors, du Maroc.

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