-- -- -- / -- -- --
Nationale

loi sur les hydrocarbures : Vers une action commune des syndicats autonomes

loi sur les hydrocarbures : Vers une action commune des syndicats autonomes

Les treize syndicats autonomes regroupés au sein de la Confédération des syndicats algériens (CSA) se réuniront ce jeudi pour décider d’une riposte commune et exprimer leur rejet catégorique de la nouvelle loi sur les hydrocarbures adoptée, dimanche, par le Conseil des ministres.

Cette réunion, qui va être consacrée au débat sur la situation politique du pays et l’évolution rapide des évènements, aura aussi à discuter de deux points essentiels. Il s’agit, selon le secrétaire général du SATEF. Boualem Amoura, de la position de la CSA par rapport à l’élection présidentielle prévue le12 décembre ainsi que l’adoption de la loi sur les hydrocarbures, rejetée par le peuple et par les syndicats autonomes des différents secteurs. M. Amoura, qui a d’emblée affirmé le refus de cette nouvelle loi par le syndicat qu’il représente, a indiqué que la CSA va se réunir aujourd’hui pour décider d’une action « forte », et ce pour exprimer le mécontentement des syndicats autonomes à cet égard. En réponse au Conseil de ministres, qui vient d’adopter cette loi contre la volonté du peuple, la CSA devra prendre acte et sortir avec une action pour assumer sa responsabilité historique, a indiqué M. Amoura. « En tant que CSA, nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Il faut une réaction pour se démarquer de ce qui se passe sur la scène politique et de ce que fait ce gouvernement illégitime », a-t-il souligné. Il a ajouté : « Nous allons nous consulter avec nos camarades des autres syndicats et une réaction à la mesure de cette loi sera décidée. » Le SG du SATEF dénonce l’opacité sur cette loi et le moment choisi pour son adoption. « Cette loi a été adoptée clandestinement et nous ne savons même pas ce qu’il y a dedans », a-t-il regretté. Pour lui, la loi sur les hydrocarbures devrait être discutée et devrait passer par un référendum populaire. En effet, le SATEF refuse cette loi et refuse d’hypothéquer l’avenir des générations futures. « Nous ne sommes pas contre pour le plaisir d’être contre mais nous sommes là pour défendre l’avenir de nos enfants. Avec l’adoption de cette loi, ce sont nos terres qu’ils veulent mettre en concession », a-t-il fait savoir. Le plus dangereux et le plus grave des chapitres est celui de la concession, car, selon le président du SATEF, « les étrangers ne font que se servir des richesses de Algérie sans rien apporter en contrepartie ». M. Amoura déplore, par ailleurs, le fait que la loi soit adoptée par un gouvernement illégitime et qui a fait appel à des experts étrangers. « Pourquoi faire appel, aussi, à des étrangers pour élaborer notre loi sur les hydrocarbures, alors que nous avons beaucoup d’expert algériens qualifiés.

Ces derniers, existent même au sein de Sonatrach. Nous avons aussi des juristes qualifiés, des ingénieurs, des financiers et des fiscalistes », a-t-il fait remarquer. Pour M. Amoura, la loi sur les hydrocarbures nécessite de lancer un débat et de lever l’opacité sur son contenu. « Je dis encore que ce n’est pas le moment de faire passer une loi qui sera appliquée dans dix ans ou plus. Pourquoi se précipiter dans son adoption », s’est-il encore interrogé. Pour ce qui est de la présidentielle, le SATEF a exprimé clairement sa position, estimant que l’environnement sociopolitique instable qui prévaut dans le pays ne permet pas d’aller vers une présidentielle.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email