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Nationale

Loi sur les hydrocarbures: Adoption prochaine des textes d’application

Loi sur les hydrocarbures: Adoption prochaine des textes d’application

Les textes d’application de la nouvelle loi sur les hydrocarbures sont prêts. Conçue pour améliorer l’attractivité du secteur pétrolier, la nouvelle loi sur les hydrocarbures devra attirer davantage d’investissements étrangers. C’est ce qu’a indiqué jeudi  le ministre de l’Energie, Mohammed Arkab qui affirme que Sonatrach privilégiera la main-d’œuvre locale des wilayas où les activités sont en cours. 

« Ces textes seront prochainement soumis au gouvernement, au Conseil des ministres et aux deux chambres du Parlement pour approbation », a déclaré le ministre devant les membres de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), dans le cadre de l’examen du projet de loi portant règlement budgétaire 2017. Ces nouveaux textes complèteront donc la loi sur les hydrocarbures approuvée à la fin de l’année dernière.

Ils constitueront une base juridique complète permettant d’accueillir les investisseurs étrangers dans le domaine des hydrocarbures, selon des normes internationalement reconnues. Selon le ministre, ces textes traduiront la stratégie du secteur en matière d’énergie qui place le renforcement de la production pétrolière et gazière de l’Algérie parmi ses principales priorités, soulignant que l’Algérie était appelée à trouver des alternatives tangibles pour booster les investissements dans le secteur des hydrocarbures dans un délai n’excédant pas sept années.

C’est la crainte d’un bilan déficitaire à l’horizon 2030, sachant que 60% en énergies sont consommées, qui a poussé les pouvoirs publics à élaborer, très rapidement, une loi attractive à l’investissement. C’est du moins l’explication donnée par le ministère de l’Energie pour convaincre l’opinion publique qui avait exprimé son opposition à cette loi, sous motif d’hypothéquer l’avenir des générations futures. 

Arkab a en outre fait savoir que la superficie exploitée du domaine minier national dans le secteur des hydrocarbures ne dépasse pas 38% de sa superficie totale, estimée à 1,5 million de km2, ce qui requiert davantage d’investissements dans les zones inexploitées. « Boudée » par les compagnies pétrolières internationales, l’Algérie n’avait donc qu’un seul choix, celui d’attirer l’investissement étranger. « Face à la réticence des compagnies pétrolières internationales en Algérie en raison de son système juridique, il était nécessaire d’adopter une nouvelle loi sur les hydrocarbures qui motiverait les investisseurs étrangers », précise Arkab, qui estime que les fruits de la loi ont déjà commencé à apparaître à travers la signature d’un nombre important de mémorandum d’entente avec de grandes compagnies pétrolières depuis janvier dernier.

Evoquant les priorités de Sonatrach lors de la prochaine étape, le ministre a affirmé que la société va élargir ses activités d’amont et d’aval où elle procédera à la prospection, à l’extraction et à l’exploitation des ressources pétrolières se trouvant dans des zones non exploitées à l’image de Naâma, Tindouf et Illizi, outre la réalisation de méga projets en matière de pétrochimie. Sonatrach poursuivra également ses activités à l’étranger à condition qu’elles soient « rentables », souligne-t-il, révélant que la coordination est en cours avec le ministère libyen de l’Energie pour la reprise des activités de la Sonatrach. 

Par ailleurs, et en réponse aux préoccupations de plusieurs membres de la commission sur le recrutement à la Sonatrach, le ministre a affirmé avoir donné des directives à la société pour privilégier la main d’œuvre locale des wilayas où les activités sont en cours, ajoutant que le programme de recrutement se fait via des concours et en collaboration avec l’Agence nationale de l’emploi (ANEM).

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